
Moore gelten als stille Schwergewichte des Klimaschutzes: Sie speichern langfristig CO2 und bieten seltenen Tier- und Pflanzenarten Rückzugsräume. In Sachsen sind solche Ökosysteme jedoch zur Ausnahme geworden. Nach Angaben des Landesamts für Umwelt, Landwirtschaft und Geologie existieren rund 47.000 Hektar Moore und organische Nassstandorte, was etwa 2,5 Prozent der Landesfläche entspricht. Nur ein Bruchteil davon gilt allerdings noch als naturnahes Moorökosystem. Viele Flächen wurden in der Vergangenheit entwässert, um sie für Land- und Forstwirtschaft nutzbar zu machen; allein gut 11.000 Hektar Moorböden werden heute als Grün- oder Ackerland genutzt.
Die Staatsregierung versucht, daraus politische Konsequenzen zu ziehen. Im Koalitionsvertrag haben CDU und SPD vereinbart, ein Konzept für die sächsischen Moorflächen zu erarbeiten. Ziel ist es, die Reduktion von Netto-CO2-Emissionen, Ökosystemleistungen, Biodiversitätsschutz und landwirtschaftliche Nutzung in Einklang zu bringen. Für Eigentümer und Nutzer der Flächen soll zugleich eine „dauerhafte wirtschaftliche Perspektive“ entstehen. Nach Auskunft des Umweltministeriums befindet sich das Papier auf der Zielgeraden und soll Ende des Jahres veröffentlicht werden. Es ist als Handlungsleitfaden mit fachlich empfehlendem Charakter vorgesehen; konkrete Flächenziele sollen darin jedoch nicht festgeschrieben werden.
Umweltverbände halten den bisherigen Ansatz für zu zögerlich. Der sächsische Landesverband des BUND kritisiert, der Moorschutz gehe bislang nicht über einzelne Modellprojekte hinaus. Nötig sei, einen wesentlichen Teil der Flächen wiederzuvernässen – sowohl in den Lausitzer Niedermooren als auch in den erzgebirgischen Hochmooren, fordert Landesvorsitzender Felix Ekardt. Das Landesamt für Umwelt verweist darauf, dass sich der Zustand entwässerter Flächen generell weiter verschlechtere, während dort, wo Wiedervernässungsmaßnahmen eingeleitet wurden, Anzeichen einer Stabilisierung zu beobachten seien.
Konfliktfrei ist die Revitalisierung der Moorstandorte nicht. Laut Umweltministerium bremsen vor allem komplexe Eigentumsverhältnisse, die Finanzierung umfangreicher Projekte und Nutzungskonflikte mit Landwirtschaft und Trinkwasserschutz den Fortschritt. Aktuell laufen Renaturierungs- und Schutzvorhaben unter anderem in der Mothäuser Heide im Erzgebirge und im Dubringer Moor im Landkreis Bautzen. Parallel bereitet Sachsen mehrere Anträge im Rahmen der Bundesförderrichtlinie „1.000 Moore“ vor, um zusätzliche Mittel für neue Projekte einzuwerben. Mit der seit diesem Jahr angebotenen Beratungsstelle „MoSa – Moorbodenschutz in den Moorregionen Sachsens“ versucht das Landesamt zudem, Akteure vor Ort fachlich zu unterstützen und weitere Flächen für den Moorschutz zu gewinnen.

La France affronte déjà son troisième épisode de fortes chaleurs depuis le début de l’année, quelques jours seulement après une canicule qualifiée d’historique. Dimanche, sept départements du Sud – l’Ardèche, l’Aude, la Drôme, le Gard, le Vaucluse, l’Hérault et les Pyrénées-Orientales – ont été placés en vigilance orange canicule, avec des températures pouvant avoisiner les 40 °C, notamment en ex-région Languedoc-Roussillon. Météo-France prévoit que les fortes chaleurs gagneront du terrain vers le nord ce lundi 6 juillet 2026 et n’exclut pas d’étendre la vigilance à d’autres territoires.
Si les prévisionnistes soulignent que « les températures sont un cran en dessous » de celles enregistrées lors de la précédente canicule, la nouvelle vague pourrait se prolonger jusqu’au week-end prochain. Les minimales restent élevées sur le pourtour méditerranéen et dans la moyenne vallée du Rhône, souvent comprises entre 21 et 25 °C, avec des pointes à 27 °C localement. Ce troisième épisode survient après une séquence de mai jugée exceptionnelle par sa précocité et une canicule de deux semaines dans la seconde moitié de juin, pendant laquelle les températures moyennes ont atteint des niveaux records et entraîné de graves conséquences sanitaires.
La répétition des fortes chaleurs s’accompagne d’un risque d’incendie particulièrement élevé dans les régions méditerranéennes. Météo-France met en garde contre des vents parfois forts susceptibles de favoriser la propagation des feux et classe sept départements du Sud en « risque très élevé » dans son bulletin dédié à la météo des forêts. Dans les Pyrénées-Orientales, un incendie déclenché samedi soir dans un massif difficile d’accès à Trévillach a parcouru près de 1 000 hectares. Selon la préfecture, le feu « n’est plus en propagation libre » mais reste sous surveillance. Dans la Drôme, un incendie de forêt qui brûle depuis trois jours dans une zone montagneuse inhabitée a plus que doublé de superficie dans la nuit, mobilisant plus de 300 pompiers qui tentent d’en ralentir la progression jugée « défavorable ».
Au-delà de la gestion d’urgence, la nouvelle offensive du thermomètre ravive un débat politique déjà vif sur la manière d’adapter le pays à des canicules appelées à devenir plus fréquentes et plus intenses. La question de la climatisation s’est imposée comme un symbole des divergences de stratégie. Lors de l’épisode de juin, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, s’est opposée à l’idée de déployer « la clim partout » comme réponse à l’adaptation au changement climatique, tandis que le Rassemblement national défendait un « plan clim » chiffré à 40 milliards d’euros.
Dimanche, le chercheur François Gemenne, coauteur de rapports du GIEC, est venu bousculer le débat en prenant clairement position en faveur d’un recours accru à la climatisation. « Je ne comprends pas les gens (...) qui s’obstinent à refuser la climatisation. Ça veut dire qu’ils acceptent de transformer les canicules en tract électoral pour le RN », a-t-il déclaré sur France Info, visant explicitement la ministre de la Transition écologique. Sur fond de vigilance orange, de forêts en flammes et de mortalité en hausse lors des précédents épisodes, la France se retrouve ainsi à arbitrer entre impératifs sanitaires immédiats, maîtrise de la demande énergétique et stratégie de long terme face à des étés de plus en plus extrêmes.