Why Amazon Is Moving Alexa’s Brain From the Cloud Into Its Devices

05.07.2026


Amazon is deepening its push into custom semiconductors as it retools Alexa and its hardware lineup for an era in which artificial intelligence runs directly on devices rather than relying solely on the cloud. Panos Panay, the company’s head of devices and services, said on CNBC’s “The Tech Download” podcast that “end-to-end silicon” is now central to how Amazon designs core products such as the Echo Show 8, Echo Show 11 and select Fire TV models. Those devices already ship with Amazon’s in-house AZ3 family of chips, which are engineered to handle increasingly complex AI workloads locally.

The strategy is closely tied to Alexa+, the upgraded assistant that Amazon has begun rolling out in the US. Panay described Alexa+ as more contextual and proactive, an agent that learns about a user’s life and can carry out tasks based on natural, conversational requests. To support that vision, Amazon has developed two related chips: the AZ3, which improves wake-word detection and audio processing in products like the Echo Dot Max, and the AZ3 Pro, which powers on-device language and vision AI in devices including the Echo Studio, Echo Show 8 and Echo Show 11. Both chips integrate a dedicated AI accelerator designed to run models on the device itself, reducing latency and enabling faster, more fluid interactions.

Despite that focus on local processing, Amazon’s on-device AI still has clear limits. Panay confirmed that the generative AI capabilities underpinning Alexa+ — the open-ended, more elaborate conversational queries that differentiate the new assistant — continue to run in the cloud. The privacy benefits and reduced data transfer associated with on-device inference therefore apply mainly to specific tasks such as wake-word detection, audio processing and certain language and vision workloads. The split between what runs on the device and what remains in Amazon’s data centers, he indicated, is driven primarily by the computational demands and physics of current silicon rather than by company policy.

Amazon’s chip ambitions extend beyond living-room hardware. The company has moved into wearables through the acquisition of Bee, a startup whose $49.99 wristband marked what Panay called Amazon’s first step toward “on-the-go” devices. He said there is a “whole roadmap of on-the-go devices” in development, all designed to stay contextually connected to a user’s home and workplace and tied together by Alexa. Panay suggested that as AI models improve, consumers may gradually move away from interacting through apps and screens and instead rely more on voice and conversational interfaces, with an expanding array of Amazon-built devices — powered by homegrown silicon — acting as the primary access points.

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Les 80 ans du In et les 60 ans du Off face aux menaces sur le spectacle vivant

05.07.2026


À partir du 4 juillet 2026, Avignon redevient pour trois semaines la capitale mondiale du théâtre, avec une édition hautement symbolique : le Festival « In » fête ses 80 ans, tandis que le « Off » célèbre son 60e anniversaire. Le directeur Tiago Rodrigues, reconduit pour quatre ans, a voulu transformer ce millésime en « célébration des arts vivants », en alignant davantage de spectacles, une majorité de créations et une grande diversité d’esthétiques. Au programme : théâtre, danse, performances, cirque, et une ouverture en forme de choc esthétique avec un spectacle-fleuve de cinq heures dans la Cour d’honneur du palais des Papes.

Cette édition se distingue aussi par la place donnée aux femmes à la mise en scène, devenues majoritaires, et par un accent assumé sur les artistes internationaux, notamment sud-coréens. Après l’anglais, l’espagnol et l’arabe les années précédentes, le coréen est la langue à l’honneur, dans un contexte où la présence de la romancière Han Kang, prix Nobel de littérature 2024, doit marquer les esprits. En ouverture, Julien Gosselin, directeur de l’Odéon-Théâtre de l’Europe, présente « Maldoror », vaste fresque inspirée de Roberto Bolaño et de Lautréamont, qui interroge la notion de mal et la manière dont les artistes s’en emparent.

Au-delà du In, le Off confirme son rôle de véritable cœur économique et artistique du rendez-vous, avec quelque 1 700 spectacles au programme et environ 300 000 spectateurs recensés l’an dernier par Avignon Festival & Compagnies. La ville se transforme en « marché » du spectacle vivant, vitrine essentielle pour des compagnies qui peinent à exister ailleurs. Une enquête Ipsos-BVA souligne par ailleurs l’attachement du public : 72 % des Français considèrent le théâtre comme un pilier essentiel de la culture et de la société, et la fréquentation des salles a progressé à 13 millions de spectateurs sur douze mois, contre 11,3 millions l’année précédente. Plusieurs représentations du In affichent déjà complet, alors que 136 000 à 151 000 places sont mises en vente selon les décomptes fournis.

Derrière cette effervescence, les professionnels restent toutefois préoccupés par la conjoncture. Les coupes budgétaires qui frappent le secteur, conjuguées à des déprogrammations pour motifs idéologiques, nourrissent la crainte d’un rétrécissement de la liberté de création. La récente annulation par la municipalité de Castres d’une pièce relatant des récits d’exilés a agi comme un signal d’alarme pour de nombreux acteurs du festival. Dans ce climat tendu, Tiago Rodrigues veut faire de cette 80e édition non seulement une fête, mais aussi une « fête des questionnements », conclue par une nuit de réflexions dans la Cour d’honneur avec artistes, scientifiques, philosophes et personnalités de la société civile, pour interroger le rôle de l’art dans un monde en mutation.