
The impeachment pretrial of Philippine Vice President Sara Duterte is nearing completion after stretching into a fifth day, as her defense team and House prosecutors moved to finalize the painstaking marking of thousands of pages of documentary evidence. The pretrial conference, which began on June 18, has focused on organizing and pre-marking evidence, identifying witnesses, and stipulating uncontested facts ahead of the full impeachment trial.
Defense lawyer and spokesperson Michael Poa said on Thursday he was "very optimistic" the pretrial could be finished by the end of the day, citing faster progress in recent sessions. Poa told reporters that at his own marking station he expected to complete work by around 3 p.m. or 4 p.m., and that other members of the defense team handling separate batches of documents shared a similarly optimistic outlook. He added that if the process needed more time, an extension into Friday would likely be the latest.
The bulk of the work has centered on Article I of the impeachment complaint, which concerns Duterte's alleged misuse of confidential funds and alone involves about 8,000 documents to be marked, according to Senate clerk of court Renato Bantug. Four mixed teams composed of prosecution and defense members, along with staff from the Office of the Senate Secretary acting as the clerk of court, have been assigned to handle the Article I materials, while two additional teams are processing evidence for Article II, which deals with Duterte's supposed unexplained wealth.
Earlier in the pretrial, both sides completed pre-marking evidence for Articles III and IV. Those articles include allegations that Duterte bribed officials of the Department of Education and accusations connected to purported threats against President Ferdinand Marcos Jr., First Lady Liza Marcos, and former House Speaker Martin Romualdez, which are framed in the complaint as bribery, corruption, and culpable violation of the Constitution, high crimes, and betrayal of public trust. The conference had initially been expected to conclude on its second day, but the volume of documents forced an extension to the scheduled fifth day, with additional teams deployed and working hours stretched in recent sessions to hasten the process.

L’Opéra de Paris se prépare à l’une des plus longues interruptions de l’histoire du Palais Garnier. La scène de l’édifice inauguré il y a 151 ans sera fermée de 2027 à 2032, soit cinq ans au lieu des deux initialement annoncés, en raison d’un allongement du calendrier des travaux de modernisation lié à la présence de plomb dans la cage de scène. La décision, dévoilée aux quelque 1.500 salariés puis confirmée à l’AFP par le directeur général Alexander Neef, marque un tournant pour une institution dont le vieillissement des bâtiments a été souligné par un rapport de la Cour des comptes.
Au départ, l’Opéra prévoyait un schéma alterné : deux ans de fermeture pour le Palais Garnier entre l’été 2027 et l’été 2029, puis deux ans pour l’Opéra Bastille entre mi‑2030 et mi‑2032. Le nouveau calendrier bouleverse cette organisation. Le chantier du Palais Garnier est désormais étalé sur cinq ans afin de permettre le retrait intégral du plomb dans les dessous et les dessus de scène, sous l’effet d’un renforcement de la réglementation et des exigences des organismes de prévention et de contrôle. En conséquence, les travaux de rénovation des équipements scéniques de Bastille, un temps envisagés à partir de 2030, ne démarreront qu’en 2033, pour une durée de deux ans.
L’objectif reste inchangé : moderniser en profondeur les cages de scène des deux sites, tant sur le plan scénique (machinerie) que sur celui du bâtiment (réseaux, traitement d’air, électricité). Comme dans de nombreux monuments historiques, la présence de plomb au Palais Garnier était connue et faisait déjà l’objet d’un suivi régulier, précise Alexander Neef. Le traitement de ce plomb figurait dans le projet initial, mais la nécessité désormais de le retirer intégralement dans la cage de scène prolonge considérablement l’opération et impose une première phase de chantier centrée sur ce retrait, avec son lot de nuisances, notamment bruits et vibrations.
Pour la direction, cette révision à la hausse du calendrier est assumée. « C’est un choix que nous assumons, un choix de responsabilité, un choix fait pour la pérennité de l’outil de travail », insiste Alexander Neef, qui affirme vouloir éviter d’ouvrir un nouveau chantier dans quelques années. Pendant que le Palais Garnier sera indisponible, l’Opéra de Paris maintiendra ses spectacles lyriques et chorégraphiques à l’Opéra Bastille, resté ouvert, et prévoit une programmation hors les murs dans d’autres salles de la capitale, comme le Théâtre des Champs‑Élysées, le Théâtre du Châtelet, le Théâtre de Chaillot ou le Théâtre de la Ville. La maison lyrique entre ainsi dans une longue période de transition, contrainte par des enjeux sanitaires et techniques, mais présentée comme un investissement pour la durée.