
Filipino households are rushing to install rooftop solar systems in response to some of Southeast Asia’s highest electricity prices, propelling the Philippines to the top of global spending on solar panels since conflict in the Middle East began earlier this year. Power distributor Manila Electric Co., or Meralco, has raised tariffs by about 10% since late February, squeezing consumers already grappling with elevated living costs and a weakening currency that makes imported fuel more expensive.
With few power subsidies on offer, residential customers in the country now spend about 12% of a median household’s monthly income on electricity, based on usage of 200 kilowatt-hours — roughly the average for a three-person home. That makes Philippine residential power the costliest in Southeast Asia. Only Singapore comes close on headline prices, but Singaporeans’ average purchasing power is almost 13 times higher, according to comparisons cited in the trade data and market analysis.
The financial strain is convincing more middle-class families to turn to rooftop solar. Adrian Sabatera, a 39-year-old software engineer in Manila, said he had long considered going solar but balked at the expense. As panel costs declined and grid power kept getting pricier, the calculation shifted. He recently installed a 570,000 peso ($9,300) system on the house he shares with three others and now expects many of his peers to follow. “I wouldn’t be shocked if a third of the middle-class population eventually finds their way to this setup,” Sabatera said.
That kind of consumer demand is showing up in trade flows. The Philippines imported $407 million worth of solar panels in the three months through May, a 145% jump from a year earlier, according to Chinese customs data. China, which dominates global panel manufacturing, remains the country’s primary supplier. Even as overall Chinese solar exports slipped 13% in May after Beijing removed a tax rebate, shipments to the Philippines bucked the trend and climbed by almost a third, underscoring the strength of local demand.
On paper, European hub the Netherlands still appears to be a larger market for Chinese panels, but industry experts note that much of that volume passes through as transshipments to other destinations. By contrast, the Philippines’ surge reflects direct end-user demand as households seek to shield themselves from volatile fossil fuel costs and grid tariffs. With payback times shortening as electricity prices rise, rooftop solar is rapidly moving from aspirational purchase to a mainstream financial hedge for the country’s middle class.

L’Opéra de Paris se prépare à l’une des plus longues interruptions de l’histoire du Palais Garnier. La scène de l’édifice inauguré il y a 151 ans sera fermée de 2027 à 2032, soit cinq ans au lieu des deux initialement annoncés, en raison d’un allongement du calendrier des travaux de modernisation lié à la présence de plomb dans la cage de scène. La décision, dévoilée aux quelque 1.500 salariés puis confirmée à l’AFP par le directeur général Alexander Neef, marque un tournant pour une institution dont le vieillissement des bâtiments a été souligné par un rapport de la Cour des comptes.
Au départ, l’Opéra prévoyait un schéma alterné : deux ans de fermeture pour le Palais Garnier entre l’été 2027 et l’été 2029, puis deux ans pour l’Opéra Bastille entre mi‑2030 et mi‑2032. Le nouveau calendrier bouleverse cette organisation. Le chantier du Palais Garnier est désormais étalé sur cinq ans afin de permettre le retrait intégral du plomb dans les dessous et les dessus de scène, sous l’effet d’un renforcement de la réglementation et des exigences des organismes de prévention et de contrôle. En conséquence, les travaux de rénovation des équipements scéniques de Bastille, un temps envisagés à partir de 2030, ne démarreront qu’en 2033, pour une durée de deux ans.
L’objectif reste inchangé : moderniser en profondeur les cages de scène des deux sites, tant sur le plan scénique (machinerie) que sur celui du bâtiment (réseaux, traitement d’air, électricité). Comme dans de nombreux monuments historiques, la présence de plomb au Palais Garnier était connue et faisait déjà l’objet d’un suivi régulier, précise Alexander Neef. Le traitement de ce plomb figurait dans le projet initial, mais la nécessité désormais de le retirer intégralement dans la cage de scène prolonge considérablement l’opération et impose une première phase de chantier centrée sur ce retrait, avec son lot de nuisances, notamment bruits et vibrations.
Pour la direction, cette révision à la hausse du calendrier est assumée. « C’est un choix que nous assumons, un choix de responsabilité, un choix fait pour la pérennité de l’outil de travail », insiste Alexander Neef, qui affirme vouloir éviter d’ouvrir un nouveau chantier dans quelques années. Pendant que le Palais Garnier sera indisponible, l’Opéra de Paris maintiendra ses spectacles lyriques et chorégraphiques à l’Opéra Bastille, resté ouvert, et prévoit une programmation hors les murs dans d’autres salles de la capitale, comme le Théâtre des Champs‑Élysées, le Théâtre du Châtelet, le Théâtre de Chaillot ou le Théâtre de la Ville. La maison lyrique entre ainsi dans une longue période de transition, contrainte par des enjeux sanitaires et techniques, mais présentée comme un investissement pour la durée.