Philippines Customs Chief Signals ‘All-Out War’ After ₱980 Million Cigarette Bust in Cebu

05.07.2026


The Philippines’ Bureau of Customs is ramping up its campaign against illicit trade after intercepting an estimated ₱980 million worth of illicit cigarettes hidden in 25 container vans at a private wharf in Mandaue City, Cebu. Customs Commissioner Ariel Nepomuceno framed the latest seizure as part of an "all-out war" on smuggling and coupled the enforcement drive with a one-strike policy for erring customs personnel.

Customs officials from the Port of Cebu, acting under a Letter of Authority and Mission Order issued on July 2 pursuant to Section 224 of the Customs Modernization and Tariff Act, moved to inspect 25 identified 20-foot containers at the private facility. All of the containers were found to contain illicit cigarettes, according to the bureau. The operation was carried out in coordination with the National Bureau of Investigation and the Philippine National Police–Criminal Investigation and Detection Group.

Nepomuceno said the Cebu seizure is among the bureau’s latest actions targeting the illegal tobacco trade, building on a series of recent apprehensions of illicit cigarettes valued in the billions of pesos. He warned that as border controls are tightened, smuggling syndicates are adjusting their operations, including by using private wharves and vessels to bypass regular customs checks and evade Philippine customs laws.

Investigators are now working to determine the origin of the cigarettes and identify those behind the shipment, as authorities assess the scope of potential violations of customs and related laws. The bureau has not yet disclosed the brands involved, the consignee or consignees of the intercepted cargo, or whether any arrests have been made. Nepomuceno said the zero-tolerance stance on both smugglers and rogue insiders is meant to reinforce border protection and signal that the agency is prepared to pursue complex cases as smuggling methods evolve.

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L’ultradroite la plus radicale face aux juges: retour sur un procès hors norme

05.07.2026


Le tribunal correctionnel de Paris a condamné six hommes, issus de la mouvance d’ultradroite pronazie, à des peines allant jusqu’à sept ans de prison pour un vaste trafic d’armes. Cinq d’entre eux, âgés de 22 à 25 ans, ont été reconnus coupables d’association de malfaiteurs terroriste, au terme d’un procès ouvert le 23 juin et clos vendredi 3 juillet après huit jours d’audience. Les juges ont retenu l’existence d’un réseau structuré gravitant autour de l’extrême droite la plus radicale, où la circulation d’armes côtoyait des projets de violences ciblées.

Selon l’enquête, ce noyau de sympathisants néonazis nourrissait des projets violents visant des juifs, des musulmans, la communauté LGBTQ+ ainsi que des militants de gauche. Parmi les cinq jeunes condamnés figurent deux anciens militaires, dont l’un a été décrit à l’audience comme le pivot du trafic. Cet ex-soldat, élevé dans un environnement marqué par l’antisémitisme et un traditionalisme catholique, a lui aussi écopé de sept ans de prison, mais sans période de sûreté, la procureure estimant qu’il avait en partie « évolué ».

La peine la plus lourde, sept ans de prison assortis d’une période de sûreté aux deux tiers et d’un suivi sociojudiciaire de six ans, a visé le plus jeune des prévenus. Né d’une mère japonaise et d’un père marocain, il a réaffirmé à l’audience son rejet du métissage, tout en expliquant avoir « délaissé certaines thèses » d’ultradroite mais en avoir « gardé d’autres ». Son attitude jugée particulièrement rigide a pesé dans la décision. Son avocate, Dominique Petit, a annoncé son intention de faire appel, ouvrant la voie à un possible second round judiciaire.

Le sixième homme, un policier retraité de 61 ans, a pour sa part été condamné à cinq ans de prison pour trafic d’armes, dont 25 mois assortis d’un sursis probatoire sur trois ans. Les magistrats ont souligné que l’enquête n’avait pas établi qu’il avait conscience d’alimenter des projets d’attentats. La partie ferme de sa peine sera purgée sous bracelet électronique. Ces condamnations, qui frappent un groupe mêlant civils, ex-militaires et ancien policier, illustrent la vigilance accrue de la justice française face aux dérives violentes de l’ultradroite radicale et à la circulation d’armes en marge des institutions.