Pertamina NRE–PTBA Siapkan Studi Kelayakan Komprehensif Proyek PLTS

05.07.2026


Pertamina New & Renewable Energy (Pertamina NRE) memperkuat posisinya dalam peta transisi energi nasional melalui kerja sama strategis dengan PT Bukit Asam (Persero) Tbk (PTBA) untuk pengembangan Pembangkit Listrik Tenaga Surya (PLTS) di area operasional dan lahan pascatambang perusahaan tambang batu bara tersebut. Komitmen itu diformalisasi lewat penandatanganan Nota Kesepahaman (MoU) di Kantor Pusat PTBA, Jakarta, pada Kamis, 2 Juli 2026.

Proyek ini menargetkan pemanfaatan aset eksisting PTBA, khususnya lahan bekas tambang, sebagai lokasi instalasi PLTS skala besar. Pertamina NRE menegaskan kesiapan mengambil peran sentral dalam mengonversi aset nasional tersebut menjadi pusat energi bersih, sejalan dengan program pembangunan PLTS nasional berkapasitas 100 gigawatt (GW) yang ditargetkan dapat tercapai pada 2029.

Corporate Secretary Pertamina NRE, Sri Nur Hidayati, menyebut sinergi dan kolaborasi dengan PTBA sebagai langkah strategis untuk mempercepat pengembangan energi hijau sekaligus memperkuat ketahanan energi nasional. Ia menekankan bahwa percepatan transisi energi menuntut kolaborasi yang tidak hanya berfokus pada pengembangan proyek, tetapi juga kesiapan ekosistem industri dan peningkatan kapasitas nasional dalam memenuhi kebutuhan energi bersih yang terus meningkat.

Sri menambahkan, kerja sama ini diharapkan menghasilkan proyek energi hijau yang berkelanjutan, mendorong peningkatan Tingkat Komponen Dalam Negeri (TKDN), serta memperkuat ekosistem industri nasional. Selain itu, proyek PLTS di lahan pascatambang PTBA ini dipandang membuka peluang lebih besar bagi pendanaan hijau yang dapat mengakselerasi pengembangan energi baru dan terbarukan di Indonesia.

MoU antara Pertamina NRE dan PTBA dirancang untuk memastikan proyek berjalan secara terukur dan cepat, dengan ruang lingkup kerja sama yang komprehensif. Tahapan yang disepakati dimulai dari identifikasi lokasi potensial di area operasional dan lahan pascatambang, kemudian dilanjutkan dengan studi kelayakan dari aspek teknis dan finansial, sebelum kedua belah pihak melakukan evaluasi model kerja sama yang akan menjadi dasar pengembangan PLTS ke depan.

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Jusqu’à –62 % de croissance pour les jeunes huîtres : la filière face au risque climatique

05.07.2026


Des côtes normandes à la Méditerranée, les scientifiques décrivent une même dynamique : la multiplication et l’intensification des canicules marines désorganisent les écosystèmes et fragilisent des pans entiers de l’économie littorale. Jeudi, des chercheurs de l’Ifremer ont évoqué une « hécatombe invisible » sous l’eau, évoquant à la fois l’effondrement des populations de bulots en Manche, les difficultés croissantes de la filière ostréicole et la mortalité de nombreuses espèces en Méditerranée.

En Normandie, la baie de Granville (Manche) illustre ce basculement. L’eau de la Manche y a gagné localement 1,5 °C en quarante ans, un réchauffement que les bulots supportent mal. Longtemps deuxième espèce pêchée dans la région, avec près d’une centaine de bateaux et des captures de l’ordre de 10.000 tonnes par an pendant plus de vingt ans, la ressource s’est effondrée. Entre les années 2000 et 2017, ces volumes dépassaient encore 10.000 tonnes annuelles ; en 2025, les débarquements ont chuté de 80 %, à seulement 1.900 tonnes. Avec les canicules marines de cette année, les chercheurs s’attendent à de « très forts impacts » supplémentaires sur la pêcherie.

La filière ostréicole, qui représente « à peu près 10.000 à 20.000 emplois en France », selon Franck Lagarde, coordinateur du réseau d’observations des huîtres creuses Ecoscopa, est elle aussi sous tension. Décrivant la canicule marine de mai comme « la plus impactante qu’on ait jamais enregistrée depuis 1960 », il souligne qu’il est encore trop tôt pour en mesurer tous les effets. Mais dans l’Atlantique et la Manche, les vagues de chaleur se sont déjà traduites depuis cinq ans par une baisse des taux de croissance des naissains – les jeunes huîtres – de 14 % à 62 %. « La violence de ce qu’on vient de vivre nous a surpris », reconnaît-il, disant voir des signaux préoccupants pour l’ensemble de la filière.

Plus au sud, en Méditerranée, la hausse des températures se manifeste par des épisodes de mortalité massifs. L’océanographe et écologue Nathaniel Bensoussan redoute une « hécatombe invisible sous l’eau » et compare la situation à « un feu de forêt ». Lors d’une plongée en 2022, après un été déjà marqué par des canicules marines, il décrit l’impression de descendre dans un « cimetière marin », équivalent sous-marin d’une forêt brûlée, avec des mortalités récurrentes touchant plus d’une cinquantaine d’espèces entre la surface et 50 mètres de profondeur. Mer semi-fermée, la Méditerranée a connu depuis le début de l’année des vagues de chaleur sur 98 % de sa surface, avec un record de température en juin à 24,34 °C, selon le service européen Copernicus Marine. Dans ce contexte, la raréfaction des grandes algues et la mortalité de gorgones rouges, ces coraux mous qui abritent une riche biodiversité, accentuent la pression sur des écosystèmes déjà fragilisés.