
Nach gut zehn Monaten Bauzeit ist die stark befahrene Bahnstrecke zwischen Hamburg und Berlin wieder vollständig in Betrieb – allerdings mit sechs Wochen Verspätung gegenüber dem ursprünglichen Zeitplan. Am frühen Morgen fuhr der erste Fernzug um 5.36 Uhr mit leichter Verspätung vom Hamburger Hauptbahnhof in Richtung Hauptstadt ab, wie die Deutsche Bahn mitteilte. Bereits seit Samstagabend nutzen Güterzüge den Korridor, seit Sonntag rollen auch wieder Fern- und Regionalzüge regulär über die sanierte Verbindung.
Für Tausende Pendlerinnen und Pendler entfällt damit der belastende Ersatzverkehr mit Bussen. Während der Generalsanierung war der Fernverkehr über Stendal und Uelzen umgeleitet worden, regionale Verbindungen zwischen Hamburg und Berlin fielen monatelang aus. Schon Mitte Mai hatte die Bahn einen ersten Teilabschnitt entlastet und die durchgehende Verbindung zwischen Hamburg und Schwerin wieder aufgenommen. Nun ist die gesamte Achse zurück im Netz – die Bahn warnt jedoch vor Anlaufschwierigkeiten und empfiehlt, Fahrzeiten vorab zu prüfen.
Die Wiederinbetriebnahme verläuft holprig. Am ersten Betriebstag sammelten sich auf der frisch sanierten Strecke Verspätungen von mindestens 15 Minuten, teils deutlich darüber. Fernzüge benötigten am Sonntag in der Regel mehr als zwei Stunden und 15 Minuten zwischen den Hauptbahnhöfen, obwohl die schnellsten ICE nach Abschluss der Arbeiten eigentlich in rund einer Stunde und 47 Minuten verkehren sollen. Hintergrund ist unter anderem, dass das für Tempo 230 ausgelegte LZB-Zugsicherungssystem auf Teilen der Trasse noch nicht abgenommen ist. Auf diesen Abschnitten gilt vorerst das PZB-System mit einer zulässigen Höchstgeschwindigkeit von 160 Stundenkilometern.
Die Bauarbeiten auf der 2025 begonnenen Generalsanierung umfassten nach Bahnangaben die Erneuerung von 165 Kilometern Gleisen und die Instandsetzung weiterer 61 Kilometer. Zudem wurden 249 Weichen eingebaut und 28 Bahnhöfe modernisiert. Der ursprünglich bis Ende April angesetzte Abschluss verzögerte sich durch einen harten Winter und gefrorenen Boden, der den Zeitpuffer aufbrauchte. Mit der jetzt abgeschlossenen Kernsanierung ist die Verbindung zwischen den beiden größten deutschen Städten infrastrukturell deutlich erneuert, ihre geplante Höchstleistung im Fahrplanbetrieb dürfte aber erst erreicht werden, wenn die technischen Zugsicherungssysteme auf der gesamten Strecke vollumfänglich verfügbar sind.

La France affronte déjà son troisième épisode de fortes chaleurs depuis le début de l’année, quelques jours seulement après une canicule qualifiée d’historique. Dimanche, sept départements du Sud – l’Ardèche, l’Aude, la Drôme, le Gard, le Vaucluse, l’Hérault et les Pyrénées-Orientales – ont été placés en vigilance orange canicule, avec des températures pouvant avoisiner les 40 °C, notamment en ex-région Languedoc-Roussillon. Météo-France prévoit que les fortes chaleurs gagneront du terrain vers le nord ce lundi 6 juillet 2026 et n’exclut pas d’étendre la vigilance à d’autres territoires.
Si les prévisionnistes soulignent que « les températures sont un cran en dessous » de celles enregistrées lors de la précédente canicule, la nouvelle vague pourrait se prolonger jusqu’au week-end prochain. Les minimales restent élevées sur le pourtour méditerranéen et dans la moyenne vallée du Rhône, souvent comprises entre 21 et 25 °C, avec des pointes à 27 °C localement. Ce troisième épisode survient après une séquence de mai jugée exceptionnelle par sa précocité et une canicule de deux semaines dans la seconde moitié de juin, pendant laquelle les températures moyennes ont atteint des niveaux records et entraîné de graves conséquences sanitaires.
La répétition des fortes chaleurs s’accompagne d’un risque d’incendie particulièrement élevé dans les régions méditerranéennes. Météo-France met en garde contre des vents parfois forts susceptibles de favoriser la propagation des feux et classe sept départements du Sud en « risque très élevé » dans son bulletin dédié à la météo des forêts. Dans les Pyrénées-Orientales, un incendie déclenché samedi soir dans un massif difficile d’accès à Trévillach a parcouru près de 1 000 hectares. Selon la préfecture, le feu « n’est plus en propagation libre » mais reste sous surveillance. Dans la Drôme, un incendie de forêt qui brûle depuis trois jours dans une zone montagneuse inhabitée a plus que doublé de superficie dans la nuit, mobilisant plus de 300 pompiers qui tentent d’en ralentir la progression jugée « défavorable ».
Au-delà de la gestion d’urgence, la nouvelle offensive du thermomètre ravive un débat politique déjà vif sur la manière d’adapter le pays à des canicules appelées à devenir plus fréquentes et plus intenses. La question de la climatisation s’est imposée comme un symbole des divergences de stratégie. Lors de l’épisode de juin, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, s’est opposée à l’idée de déployer « la clim partout » comme réponse à l’adaptation au changement climatique, tandis que le Rassemblement national défendait un « plan clim » chiffré à 40 milliards d’euros.
Dimanche, le chercheur François Gemenne, coauteur de rapports du GIEC, est venu bousculer le débat en prenant clairement position en faveur d’un recours accru à la climatisation. « Je ne comprends pas les gens (...) qui s’obstinent à refuser la climatisation. Ça veut dire qu’ils acceptent de transformer les canicules en tract électoral pour le RN », a-t-il déclaré sur France Info, visant explicitement la ministre de la Transition écologique. Sur fond de vigilance orange, de forêts en flammes et de mortalité en hausse lors des précédents épisodes, la France se retrouve ainsi à arbitrer entre impératifs sanitaires immédiats, maîtrise de la demande énergétique et stratégie de long terme face à des étés de plus en plus extrêmes.