Luthfi Kritik BUMD Merugi, PRPP Disiapkan Jadi Sport Center Terintegrasi POJ City

05.07.2026


Pemerintah Provinsi Jawa Tengah menyiapkan langkah agresif untuk membalik kinerja PT Pusat Rekreasi dan Promosi Pembangunan (PRPP) yang terus merugi sejak 2024. Gubernur Jawa Tengah Ahmad Luthfi menawarkan lahan milik perseroan daerah tersebut seluas 20 hektare kepada investor untuk dikembangkan menjadi sport center berskala besar, yang diklaim bakal menjadi yang terbesar di provinsi itu. Langkah ini disebut sebagai upaya "menyehatkan" BUMD yang selama ini gagal memberikan kontribusi positif terhadap pendapatan daerah.

PRPP, yang sejatinya dirancang sebagai pusat rekreasi populer di Semarang, justru menjadi beban keuangan bagi Pemprov Jateng. Luthfi menegaskan, sebagai Badan Usaha Milik Daerah, PRPP semestinya mampu menyetor keuntungan, bukan terus-menerus mencatat kerugian. Ditanya soal besaran kerugian perusahaan, Luthfi memilih menahan diri dan menyatakan angka detailnya akan diketahui setelah proses audit rampung.

Rencana transformasi PRPP menjadi Jawa Tengah Sport Center tidak berdiri sendiri. Proyek ini akan dikoneksikan dengan kawasan Pearl of Java (POJ) City Semarang yang tengah berkembang, dengan 23 pusat perbelanjaan dan kawasan tepi laut Awann Costa. Integrasi tersebut diharapkan menciptakan klaster baru rekreasi, olahraga, dan komersial yang mampu menarik arus pengunjung lebih besar dan mengubah PRPP dari aset tidur menjadi sumber potensi pendapatan.

Di sisi lain, Luthfi secara terbuka mengakui lebih condong menutup BUMD yang terus merugi dan menggantinya dengan entitas usaha baru yang dinilai lebih prospektif. Namun, opsi itu tersendat oleh kerumitan regulasi. Untuk saat ini, ia memilih mendorong restrukturisasi lewat skema kerja sama dengan investor. Evaluasi kinerja BUMD, termasuk PRPP, disebut menjadi prioritas pemerintah provinsi, dengan monitoring dan evaluasi aspek keuangan dilakukan setiap tiga bulan sekali guna memastikan BUMD benar-benar berperan dalam "menyehatkan" pemasukan Pemprov Jateng.

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La cour d’appel de Paris acquitte l’ex-dirigeant d’ETA et débloque la euro-ordonnance espagnole

05.07.2026


La justice française a refermé jeudi un chapitre clé du long parcours judiciaire de José Antonio Urrutikoetxea, dit Josu Ternera, figure historique de l’organisation armée basque ETA. La cour d’appel de Paris l’a acquitté du chef d’« association de malfaiteurs terroriste » pour la période 2002-2005, estimant qu’il n’existait pas de preuves suffisantes de son appartenance à l’organisation durant ces années où il vivait en clandestinité sur le territoire français. Cette décision met fin au dernier dossier encore ouvert contre lui en France, après plus de quatre ans de procédures depuis son arrestation dans les Alpes en mai 2019.

Les magistrats parisiens ont jugé que les éléments avancés par le parquet – principalement des empreintes digitales et des traces ADN retrouvées dans des caches ou appartements de l’ETA à Lourdes et Villeneuve-sur-Lot en 2002 et 2005 – ne permettaient pas de démontrer ni les éléments matériels ni l’intention criminelle nécessaires à une condamnation. La présidente du tribunal a donc prononcé l’absolution, à rebours des réquisitions du ministère public, qui réclamait cinq ans de prison avec sursis et une mesure d’expulsion définitive du territoire français. Le parquet conserve la possibilité de faire appel de ce jugement, faute de quoi il deviendra définitif.

Paradoxalement, cet acquittement ne rapproche pas l’ancien dirigeant d’ETA d’une remise en liberté durable, mais d’un transfert vers l’Espagne. La disparition de toute affaire pendante en France fait tomber la dernière barrière juridique à l’exécution des mandats d’arrêt européens émis par la justice espagnole. La cour d’appel de Paris avait déjà accepté, début juin, le principe d’une euro-ordonnance de l’Audiencia Nacional, mais en avait différé l’exécution dans l’attente de la décision sur ce dernier dossier. Avec l’absolution de jeudi, la voie est désormais libre pour sa remise aux autorités judiciaires espagnoles.

Âgé de 75 ans et souffrant de problèmes de santé, Josu Ternera est réclamé par Madrid dans le cadre de deux procédures distinctes. L’une porte sur sa présumée implication dans l’attentat contre la caserne de la Garde civile à Saragosse en 1987, qui avait fait onze morts, dont cinq enfants. L’autre enquête concerne la supposée utilisation du réseau de herriko tabernas, des bars liés à la mouvance abertzale, pour le financement d’ETA. Après plus de seize ans de cavale, son arrestation en 2019 avait relancé ces dossiers côté espagnol. Désormais, avec la fermeture du contentieux français, la décision parisienne marque un tournant : elle ne disculpe pas l’ancien responsable basque des affaires instruites en Espagne, mais en rapproche au contraire l’examen par les tribunaux de l’autre côté des Pyrénées.