เปิดรายละเอียดคดี ‘Louis Kim’ เจ้าของบัญชี X โป๊ในพัทยา กับหลักฐานยาเสพติดหลายชนิด

05.07.2026


ตำรวจไทยควบคุมตัวชายชาวเกาหลีใต้ อายุ 30 ปี ที่ระบุชื่อว่า “Louis Kim” ในคอนโดมิเนียมแห่งหนึ่งย่านพัทยา จังหวัดชลบุรี หลังสืบสวนพบว่าเป็นเจ้าของบัญชีโซเชียลมีเดียซึ่งเผยแพร่คลิปวิดีโอลามกที่มีการร่วมเพศกับหญิงชาวไทย และยังพบว่ามียาเสพติดหลายประเภทเก็บไว้ภายในห้องพัก โดยการจับกุมเป็นส่วนหนึ่งของปฏิบัติการกวาดล้างอาชญากรรมข้ามชาติและความผิดทางออนไลน์ของหน่วยงานความมั่นคงไทย

การบุกค้นซึ่งดำเนินการโดยตำรวจตรวจคนเข้าเมืองและตำรวจท่องเที่ยวชลบุรี ภายใต้หมายค้นจากศาลจังหวัดพัทยา นำไปสู่การยึดของกลางยาเสพติดปริมาณมาก ประกอบด้วยไอซ์ (เมทแอมเฟตามีน) 21.36 กรัม เคตามีน 304.32 กรัม ยาอี (MDMA) 296 เม็ด และบุหรี่ไฟฟ้าผสมเคตามีนหรือที่รู้จักในชื่อ “พอตเค” 9 ชิ้น เจ้าหน้าที่ระบุว่าผู้ต้องหาให้การรับสารภาพว่าได้โพสต์คลิปทางเพศลงโซเชียลมีเดียเอง ส่วนเรื่องการบันทึกภาพ การยินยอมของหญิงที่ปรากฏในคลิป และผลประโยชน์ทางการเงินจากการเผยแพร่เนื้อหา เจ้าหน้าที่ยังไม่ยืนยันข้อมูล

“Louis Kim” ถูกตั้งข้อหาหลายกระทง โดยในส่วนของเนื้อหาออนไลน์ ถูกกล่าวหาตามมาตรา 14(4) แห่งพระราชบัญญัติว่าด้วยการกระทำความผิดเกี่ยวกับคอมพิวเตอร์ ฐานนำเข้าข้อมูลลามกเข้าสู่ระบบคอมพิวเตอร์ที่ประชาชนทั่วไปเข้าถึงได้ ซึ่งมีโทษจำคุกไม่เกิน 5 ปี ปรับไม่เกิน 100,000 บาท หรือทั้งจำทั้งปรับ รวมถึงข้อหาตามมาตรา 287(1) แห่งประมวลกฎหมายอาญา ฐานเผยแพร่สื่อลามกต่อสาธารณะ ซึ่งมีโทษจำคุกไม่เกิน 3 ปี ปรับไม่เกิน 60,000 บาท หรือทั้งจำทั้งปรับ

ในด้านยาเสพติด ตำรวจแจ้งข้อหาครอบครองยาเสพติดให้โทษประเภทที่ 1 และประเภทที่ 2 เพื่อจำหน่าย ซึ่งหากศาลพิพากษาว่ามีความผิด ผู้ต้องหาอาจเผชิญโทษจำคุกได้สูงสุดถึง 20 ปี และปรับสูงสุด 2 ล้านบาท ขณะนี้ผู้ต้องหาพร้อมของกลางถูกส่งต่อให้พนักงานสอบสวนรับผิดชอบคดี และหน่วยงานตรวจคนเข้าเมืองระบุว่าจะขยายผลการสืบสวนเพื่อตรวจสอบที่มาของยาเสพติด รวมทั้งหาความเชื่อมโยงกับบุคคลอื่นหรือเครือข่ายที่อาจเกี่ยวข้อง โดยเจ้าหน้าที่ย้ำจุดยืนเดินหน้าปราบปรามอาชญากรรมข้ามชาติ ผู้กระทำผิดกฎหมายในกลุ่มคนต่างด้าว และเครือข่ายยาเสพติดอย่างต่อเนื่องเพื่อรักษาความสงบเรียบร้อยในไทย

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Jusqu’à –62 % de croissance pour les jeunes huîtres : la filière face au risque climatique

05.07.2026


Des côtes normandes à la Méditerranée, les scientifiques décrivent une même dynamique : la multiplication et l’intensification des canicules marines désorganisent les écosystèmes et fragilisent des pans entiers de l’économie littorale. Jeudi, des chercheurs de l’Ifremer ont évoqué une « hécatombe invisible » sous l’eau, évoquant à la fois l’effondrement des populations de bulots en Manche, les difficultés croissantes de la filière ostréicole et la mortalité de nombreuses espèces en Méditerranée.

En Normandie, la baie de Granville (Manche) illustre ce basculement. L’eau de la Manche y a gagné localement 1,5 °C en quarante ans, un réchauffement que les bulots supportent mal. Longtemps deuxième espèce pêchée dans la région, avec près d’une centaine de bateaux et des captures de l’ordre de 10.000 tonnes par an pendant plus de vingt ans, la ressource s’est effondrée. Entre les années 2000 et 2017, ces volumes dépassaient encore 10.000 tonnes annuelles ; en 2025, les débarquements ont chuté de 80 %, à seulement 1.900 tonnes. Avec les canicules marines de cette année, les chercheurs s’attendent à de « très forts impacts » supplémentaires sur la pêcherie.

La filière ostréicole, qui représente « à peu près 10.000 à 20.000 emplois en France », selon Franck Lagarde, coordinateur du réseau d’observations des huîtres creuses Ecoscopa, est elle aussi sous tension. Décrivant la canicule marine de mai comme « la plus impactante qu’on ait jamais enregistrée depuis 1960 », il souligne qu’il est encore trop tôt pour en mesurer tous les effets. Mais dans l’Atlantique et la Manche, les vagues de chaleur se sont déjà traduites depuis cinq ans par une baisse des taux de croissance des naissains – les jeunes huîtres – de 14 % à 62 %. « La violence de ce qu’on vient de vivre nous a surpris », reconnaît-il, disant voir des signaux préoccupants pour l’ensemble de la filière.

Plus au sud, en Méditerranée, la hausse des températures se manifeste par des épisodes de mortalité massifs. L’océanographe et écologue Nathaniel Bensoussan redoute une « hécatombe invisible sous l’eau » et compare la situation à « un feu de forêt ». Lors d’une plongée en 2022, après un été déjà marqué par des canicules marines, il décrit l’impression de descendre dans un « cimetière marin », équivalent sous-marin d’une forêt brûlée, avec des mortalités récurrentes touchant plus d’une cinquantaine d’espèces entre la surface et 50 mètres de profondeur. Mer semi-fermée, la Méditerranée a connu depuis le début de l’année des vagues de chaleur sur 98 % de sa surface, avec un record de température en juin à 24,34 °C, selon le service européen Copernicus Marine. Dans ce contexte, la raréfaction des grandes algues et la mortalité de gorgones rouges, ces coraux mous qui abritent une riche biodiversité, accentuent la pression sur des écosystèmes déjà fragilisés.