
IMCD N.V. ผู้จัดจำหน่ายและผู้พัฒนาสูตรเคมีภัณฑ์เฉพาะทางสัญชาติดัตช์ เดินหน้าขยายธุรกิจในไทยด้วยการลงนามข้อตกลงเข้าซื้อหุ้นทั้งหมดใน Merit Solution Co., Ltd. ผู้จัดจำหน่ายสารเติมแต่งสำหรับอุตสาหกรรมพลาสติกและคอมพาวด์ในประเทศ โดยดีลดังกล่าวมีเป้าหมายเพื่อเสริมความแข็งแกร่งให้ข้อเสนอของ IMCD ในกลุ่มวัสดุขั้นสูงและการคอมพาวด์ในตลาดไทยและเอเชียตะวันออกเฉียงใต้ ข้อตกลงยังอยู่ระหว่างการปฏิบัติตามเงื่อนไขการปิดดีลตามปกติ และคาดว่าจะแล้วเสร็จในไตรมาส 3 ปี 2026
Merit Solution ให้บริการลูกค้าในหลากหลายอุตสาหกรรม ครอบคลุมพลาสติก ก่อสร้าง และกาว โดยดำเนินงานจากสำนักงานและห้องปฏิบัติการในกรุงเทพฯ มีทีมงาน 24 คน และสร้างรายได้ประมาณ 406 ล้านบาท (ราว 10.7 ล้านยูโร) ในปี 2025 การเข้าซื้อจะทำให้ IMCD ได้ฐานบุคลากรที่มีความเชี่ยวชาญด้านสารเติมแต่งพลาสติก พร้อมโครงสร้างด้านเทคนิคในประเทศซึ่งช่วยยกระดับความสามารถในการให้บริการลูกค้าแบบใกล้ชิด
พิชิต พรธนAlert กรรมการผู้จัดการ IMCD ประเทศไทย ระบุว่าการซื้อกิจการครั้งนี้จะยกระดับตำแหน่งของบริษัทในฐานะผู้ให้บริการโซลูชันครบวงจรแก่ตลาดพลาสติกและคอมพาวด์ในไทยและเอเชียตะวันออกเฉียงใต้ โดยมองว่าการเพิ่มขนาดธุรกิจ การรับทีมงานใหม่ และการต่อยอดความสัมพันธ์กับซัพพลายเออร์และลูกค้า จะช่วยให้ IMCD สามารถตอบโจทย์ความต้องการในห่วงโซ่อุปทานได้ครอบคลุมมากขึ้น ทั้งในมิติประสิทธิภาพการผลิต สมรรถนะผลิตภัณฑ์ และความยั่งยืน
ฝ่ายผู้บริหาร Merit Solution มองว่าการผสานจุดแข็งด้านความเชี่ยวชาญสารเติมแต่งพลาสติกของบริษัท เข้ากับพอร์ตโฟลิโอที่มีอยู่ของ IMCD จะช่วยสร้างแพลตฟอร์มโซลูชันแบบองค์รวมสำหรับผู้ประกอบการคอมพาวด์และคอนเวอร์เตอร์ โดยเมื่อมีช่วงผลิตภัณฑ์ที่กว้างขึ้นและการมีอยู่ในตลาดท้องถิ่นที่แข็งแรงขึ้น ทั้งสองฝ่ายเชื่อว่าจะสามารถสนับสนุนลูกค้าให้ยกระดับประสิทธิภาพการแปรรูป ความทนทานของผลิตภัณฑ์ และการนำเสนอโซลูชันที่เป็นมิตรต่อสิ่งแวดล้อมได้ดียิ่งขึ้น สอดคล้องกับยุทธศาสตร์ของ IMCD ที่มุ่งสร้างมูลค่าอย่างยั่งยืนในห่วงโซ่เคมีภัณฑ์เฉพาะทาง

Des côtes normandes à la Méditerranée, les scientifiques décrivent une même dynamique : la multiplication et l’intensification des canicules marines désorganisent les écosystèmes et fragilisent des pans entiers de l’économie littorale. Jeudi, des chercheurs de l’Ifremer ont évoqué une « hécatombe invisible » sous l’eau, évoquant à la fois l’effondrement des populations de bulots en Manche, les difficultés croissantes de la filière ostréicole et la mortalité de nombreuses espèces en Méditerranée.
En Normandie, la baie de Granville (Manche) illustre ce basculement. L’eau de la Manche y a gagné localement 1,5 °C en quarante ans, un réchauffement que les bulots supportent mal. Longtemps deuxième espèce pêchée dans la région, avec près d’une centaine de bateaux et des captures de l’ordre de 10.000 tonnes par an pendant plus de vingt ans, la ressource s’est effondrée. Entre les années 2000 et 2017, ces volumes dépassaient encore 10.000 tonnes annuelles ; en 2025, les débarquements ont chuté de 80 %, à seulement 1.900 tonnes. Avec les canicules marines de cette année, les chercheurs s’attendent à de « très forts impacts » supplémentaires sur la pêcherie.
La filière ostréicole, qui représente « à peu près 10.000 à 20.000 emplois en France », selon Franck Lagarde, coordinateur du réseau d’observations des huîtres creuses Ecoscopa, est elle aussi sous tension. Décrivant la canicule marine de mai comme « la plus impactante qu’on ait jamais enregistrée depuis 1960 », il souligne qu’il est encore trop tôt pour en mesurer tous les effets. Mais dans l’Atlantique et la Manche, les vagues de chaleur se sont déjà traduites depuis cinq ans par une baisse des taux de croissance des naissains – les jeunes huîtres – de 14 % à 62 %. « La violence de ce qu’on vient de vivre nous a surpris », reconnaît-il, disant voir des signaux préoccupants pour l’ensemble de la filière.
Plus au sud, en Méditerranée, la hausse des températures se manifeste par des épisodes de mortalité massifs. L’océanographe et écologue Nathaniel Bensoussan redoute une « hécatombe invisible sous l’eau » et compare la situation à « un feu de forêt ». Lors d’une plongée en 2022, après un été déjà marqué par des canicules marines, il décrit l’impression de descendre dans un « cimetière marin », équivalent sous-marin d’une forêt brûlée, avec des mortalités récurrentes touchant plus d’une cinquantaine d’espèces entre la surface et 50 mètres de profondeur. Mer semi-fermée, la Méditerranée a connu depuis le début de l’année des vagues de chaleur sur 98 % de sa surface, avec un record de température en juin à 24,34 °C, selon le service européen Copernicus Marine. Dans ce contexte, la raréfaction des grandes algues et la mortalité de gorgones rouges, ces coraux mous qui abritent une riche biodiversité, accentuent la pression sur des écosystèmes déjà fragilisés.