Health Officials Hit With Misconduct Complaint on Alleged ‘Self-Policing’ Procurement

05.07.2026


Philippines Health Secretary Teodoro Herbosa and Undersecretary Randy Escolango are facing graft and administrative complaints before the Office of the Ombudsman, after a group of Department of Health (DOH) employees alleged the two officials engineered a centralized procurement setup that gave one official control over billions of pesos in public spending. The complainants, who identified themselves as “Concerned Department of Health Personnel,” accused the officials of creating a “closed-loop” or “closed procurement scheme” that allegedly bypassed statutory safeguards in the handling of medicines, vaccines and other medical supplies.

The case centers on two Department Personnel Orders (DPOs) issued in February 2026. According to the complaint, one order, DPO No. 2026-0700, granted Escolango oversight over both the Financial and Management Service and the Supply Chain Management Service. A second order, identified as DPO No. 2026-1080, reportedly designated him as chairperson of the Central Office Bids and Awards Committee-A (COBAC-A), the body with “exclusive jurisdiction” over high-value portfolios such as drugs and medicines, vaccines and other biological products, family planning pharmaceuticals and herbal medicines.

By combining these roles, the complainants argued, Escolango effectively presided over the entire lifecycle of DOH funds tied to major procurements — from budget programming and fund allocation to contract awards and the eventual distribution of supplies. The filing contends this “dual configuration” created what it described as an “absolute, self-policing conflict of interest,” neutralizing the independent financial and procurement checkpoints required under the country’s procurement laws. The complainants said the arrangement replaced transparent public bidding with an “unverified procurement framework” controlled by a single senior official.

Herbosa and Escolango were accused of violating Section 3(e) of Republic Act 3019, the Anti-Graft and Corrupt Practices Act, as well as provisions of Republic Act 12009, the New Government Procurement Act, which the complainants say mandate the segregation and independence of budget, procurement and logistics functions. They also face administrative allegations of grave misconduct and conduct prejudicial to the best interest of the service. The DOH employees urged the Ombudsman to place both officials under preventive suspension while the complaint is investigated, arguing that their continued presence could affect the integrity of any probe into the department’s multibillion-peso procurement operations.

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Jusqu’à –62 % de croissance pour les jeunes huîtres : la filière face au risque climatique

05.07.2026


Des côtes normandes à la Méditerranée, les scientifiques décrivent une même dynamique : la multiplication et l’intensification des canicules marines désorganisent les écosystèmes et fragilisent des pans entiers de l’économie littorale. Jeudi, des chercheurs de l’Ifremer ont évoqué une « hécatombe invisible » sous l’eau, évoquant à la fois l’effondrement des populations de bulots en Manche, les difficultés croissantes de la filière ostréicole et la mortalité de nombreuses espèces en Méditerranée.

En Normandie, la baie de Granville (Manche) illustre ce basculement. L’eau de la Manche y a gagné localement 1,5 °C en quarante ans, un réchauffement que les bulots supportent mal. Longtemps deuxième espèce pêchée dans la région, avec près d’une centaine de bateaux et des captures de l’ordre de 10.000 tonnes par an pendant plus de vingt ans, la ressource s’est effondrée. Entre les années 2000 et 2017, ces volumes dépassaient encore 10.000 tonnes annuelles ; en 2025, les débarquements ont chuté de 80 %, à seulement 1.900 tonnes. Avec les canicules marines de cette année, les chercheurs s’attendent à de « très forts impacts » supplémentaires sur la pêcherie.

La filière ostréicole, qui représente « à peu près 10.000 à 20.000 emplois en France », selon Franck Lagarde, coordinateur du réseau d’observations des huîtres creuses Ecoscopa, est elle aussi sous tension. Décrivant la canicule marine de mai comme « la plus impactante qu’on ait jamais enregistrée depuis 1960 », il souligne qu’il est encore trop tôt pour en mesurer tous les effets. Mais dans l’Atlantique et la Manche, les vagues de chaleur se sont déjà traduites depuis cinq ans par une baisse des taux de croissance des naissains – les jeunes huîtres – de 14 % à 62 %. « La violence de ce qu’on vient de vivre nous a surpris », reconnaît-il, disant voir des signaux préoccupants pour l’ensemble de la filière.

Plus au sud, en Méditerranée, la hausse des températures se manifeste par des épisodes de mortalité massifs. L’océanographe et écologue Nathaniel Bensoussan redoute une « hécatombe invisible sous l’eau » et compare la situation à « un feu de forêt ». Lors d’une plongée en 2022, après un été déjà marqué par des canicules marines, il décrit l’impression de descendre dans un « cimetière marin », équivalent sous-marin d’une forêt brûlée, avec des mortalités récurrentes touchant plus d’une cinquantaine d’espèces entre la surface et 50 mètres de profondeur. Mer semi-fermée, la Méditerranée a connu depuis le début de l’année des vagues de chaleur sur 98 % de sa surface, avec un record de température en juin à 24,34 °C, selon le service européen Copernicus Marine. Dans ce contexte, la raréfaction des grandes algues et la mortalité de gorgones rouges, ces coraux mous qui abritent une riche biodiversité, accentuent la pression sur des écosystèmes déjà fragilisés.