GSIS Under Veloso, Blancaflor Targets Faster Payouts After Magnitude 7.8 Quake

06.07.2026


The Government Service Insurance System has set aside an initial ₱69.1 million in loss reserves to cover potential insurance claims from government properties damaged in the magnitude 7.8 earthquake that struck parts of Mindanao in early June, even as the state pension fund installs a new chairman at its board. The allocation is intended to respond to expected claims involving buildings, facilities, equipment and other public assets owned by national agencies and local government units.

Initial reports collected by GSIS indicate that 4,403 insurance policies with a total sum insured of ₱23.59 billion may have been affected by the quake, with General Santos City accounting for the largest concentration of insured properties. The Philippine Institute of Volcanology and Seismology recorded the tremor at 7:37 a.m. on June 8 and later upgraded its strength to magnitude 7.8 at a depth of 33 kilometers. Intensity VII was reported in General Santos City, while instrumental intensity VIII was recorded in Malapatan, Sarangani.

GSIS President and General Manager Jose Arnulfo “Wick” Veloso said the earthquake underscored the role of insurance in shielding government assets and sustaining public services in the aftermath of natural disasters. He urged agencies to regularly review their coverage and asset valuations to support faster recovery when calamities occur, stressing that insurance should be treated as a core risk management tool rather than a mere compliance requirement. The insurer’s General Santos branch has already conducted on-site inspections at Mindanao State University–General Santos, the General Santos City Government and the Municipality of Alabel to assess damage and help speed up the filing of claims.

The disaster response comes as GSIS welcomes Ricardo Blancaflor as chairperson of its board of trustees, succeeding Rodney del Rosario Jr. Veloso said management and the board are giving Blancaflor their full support as the institution seeks to strengthen its fund, expand benefits for members and pensioners and pursue innovations to improve public service. Blancaflor, a former director general of the Intellectual Property Office of the Philippines, brings a background in government service, legal work and policy leadership that GSIS is counting on as it navigates both its long-term mandate and near-term challenges such as large-scale disaster-related claims.

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Les 80 ans du In et les 60 ans du Off face aux menaces sur le spectacle vivant

05.07.2026


À partir du 4 juillet 2026, Avignon redevient pour trois semaines la capitale mondiale du théâtre, avec une édition hautement symbolique : le Festival « In » fête ses 80 ans, tandis que le « Off » célèbre son 60e anniversaire. Le directeur Tiago Rodrigues, reconduit pour quatre ans, a voulu transformer ce millésime en « célébration des arts vivants », en alignant davantage de spectacles, une majorité de créations et une grande diversité d’esthétiques. Au programme : théâtre, danse, performances, cirque, et une ouverture en forme de choc esthétique avec un spectacle-fleuve de cinq heures dans la Cour d’honneur du palais des Papes.

Cette édition se distingue aussi par la place donnée aux femmes à la mise en scène, devenues majoritaires, et par un accent assumé sur les artistes internationaux, notamment sud-coréens. Après l’anglais, l’espagnol et l’arabe les années précédentes, le coréen est la langue à l’honneur, dans un contexte où la présence de la romancière Han Kang, prix Nobel de littérature 2024, doit marquer les esprits. En ouverture, Julien Gosselin, directeur de l’Odéon-Théâtre de l’Europe, présente « Maldoror », vaste fresque inspirée de Roberto Bolaño et de Lautréamont, qui interroge la notion de mal et la manière dont les artistes s’en emparent.

Au-delà du In, le Off confirme son rôle de véritable cœur économique et artistique du rendez-vous, avec quelque 1 700 spectacles au programme et environ 300 000 spectateurs recensés l’an dernier par Avignon Festival & Compagnies. La ville se transforme en « marché » du spectacle vivant, vitrine essentielle pour des compagnies qui peinent à exister ailleurs. Une enquête Ipsos-BVA souligne par ailleurs l’attachement du public : 72 % des Français considèrent le théâtre comme un pilier essentiel de la culture et de la société, et la fréquentation des salles a progressé à 13 millions de spectateurs sur douze mois, contre 11,3 millions l’année précédente. Plusieurs représentations du In affichent déjà complet, alors que 136 000 à 151 000 places sont mises en vente selon les décomptes fournis.

Derrière cette effervescence, les professionnels restent toutefois préoccupés par la conjoncture. Les coupes budgétaires qui frappent le secteur, conjuguées à des déprogrammations pour motifs idéologiques, nourrissent la crainte d’un rétrécissement de la liberté de création. La récente annulation par la municipalité de Castres d’une pièce relatant des récits d’exilés a agi comme un signal d’alarme pour de nombreux acteurs du festival. Dans ce climat tendu, Tiago Rodrigues veut faire de cette 80e édition non seulement une fête, mais aussi une « fête des questionnements », conclue par une nuit de réflexions dans la Cour d’honneur avec artistes, scientifiques, philosophes et personnalités de la société civile, pour interroger le rôle de l’art dans un monde en mutation.