Google stawia na Kraków. 300 nowych stanowisk pracy w kompleksie Tertium

05.07.2026


Google uruchomiło w Krakowie drugie biuro, wzmacniając rolę miasta jako jednego z kluczowych hubów inżynieryjnych koncernu na świecie. Nowa przestrzeń w kompleksie Tertium przy ul. Lublańskiej powstała na czterech piętrach budynku i oferuje 300 stanowisk pracy. Oprócz powierzchni biurowej przewidziano też laboratoria, sale konferencyjne, przestrzenie wspólne, stołówkę i kawiarnię.

Według dyrektorki krakowskiego oddziału Google Magdy Rabiej, lokalny zespół liczy obecnie ponad 400 specjalistów i nadal rośnie. Krakowskie centrum odgrywa istotną rolę w tworzeniu innowacji dla chmury obliczeniowej Google Cloud oraz systemów mobilnych. To z Krakowa rozwijane są fundamenty infrastruktury do przetwarzania danych, z których korzystają największe światowe przedsiębiorstwa.

Inżynierowie pracujący w dwóch krakowskich biurach – przy Rynku Głównym oraz w kompleksie Tertium – realizują projekty w ramach działu Platforms & Devices. Obejmują one m.in. innowacje w systemie Android, w tym rozwiązania na laptopy, tablety, komunikację biznesową oraz Android Auto, a także rozwój przeglądarki Chrome i całego ekosystemu webowego. W Krakowie prowadzone są również prace nad urządzeniami z linii Pixel oraz budową zaawansowanej infrastruktury inżynieryjnej (PDEIO), która wspiera te procesy.

Nowe biuro wpisuje się w szerszą obecność Google w Polsce. Koncern działa na rynku od 20 lat, a w biurach w Warszawie, Krakowie i we Wrocławiu zatrudnia łącznie około 3 tys. osób. Około 80 proc. polskiego zespołu stanowią programistki i programiści, co – według przedstawicieli firmy – czyni lokalny oddział jednym z najważniejszych ośrodków inżynieryjnych w globalnych strukturach Google.

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Les 80 ans du In et les 60 ans du Off face aux menaces sur le spectacle vivant

05.07.2026


À partir du 4 juillet 2026, Avignon redevient pour trois semaines la capitale mondiale du théâtre, avec une édition hautement symbolique : le Festival « In » fête ses 80 ans, tandis que le « Off » célèbre son 60e anniversaire. Le directeur Tiago Rodrigues, reconduit pour quatre ans, a voulu transformer ce millésime en « célébration des arts vivants », en alignant davantage de spectacles, une majorité de créations et une grande diversité d’esthétiques. Au programme : théâtre, danse, performances, cirque, et une ouverture en forme de choc esthétique avec un spectacle-fleuve de cinq heures dans la Cour d’honneur du palais des Papes.

Cette édition se distingue aussi par la place donnée aux femmes à la mise en scène, devenues majoritaires, et par un accent assumé sur les artistes internationaux, notamment sud-coréens. Après l’anglais, l’espagnol et l’arabe les années précédentes, le coréen est la langue à l’honneur, dans un contexte où la présence de la romancière Han Kang, prix Nobel de littérature 2024, doit marquer les esprits. En ouverture, Julien Gosselin, directeur de l’Odéon-Théâtre de l’Europe, présente « Maldoror », vaste fresque inspirée de Roberto Bolaño et de Lautréamont, qui interroge la notion de mal et la manière dont les artistes s’en emparent.

Au-delà du In, le Off confirme son rôle de véritable cœur économique et artistique du rendez-vous, avec quelque 1 700 spectacles au programme et environ 300 000 spectateurs recensés l’an dernier par Avignon Festival & Compagnies. La ville se transforme en « marché » du spectacle vivant, vitrine essentielle pour des compagnies qui peinent à exister ailleurs. Une enquête Ipsos-BVA souligne par ailleurs l’attachement du public : 72 % des Français considèrent le théâtre comme un pilier essentiel de la culture et de la société, et la fréquentation des salles a progressé à 13 millions de spectateurs sur douze mois, contre 11,3 millions l’année précédente. Plusieurs représentations du In affichent déjà complet, alors que 136 000 à 151 000 places sont mises en vente selon les décomptes fournis.

Derrière cette effervescence, les professionnels restent toutefois préoccupés par la conjoncture. Les coupes budgétaires qui frappent le secteur, conjuguées à des déprogrammations pour motifs idéologiques, nourrissent la crainte d’un rétrécissement de la liberté de création. La récente annulation par la municipalité de Castres d’une pièce relatant des récits d’exilés a agi comme un signal d’alarme pour de nombreux acteurs du festival. Dans ce climat tendu, Tiago Rodrigues veut faire de cette 80e édition non seulement une fête, mais aussi une « fête des questionnements », conclue par une nuit de réflexions dans la Cour d’honneur avec artistes, scientifiques, philosophes et personnalités de la société civile, pour interroger le rôle de l’art dans un monde en mutation.