From City Hall to Coliseum, Makati Moves High-Use Sites to 100% Renewables

05.07.2026


Makati City has shifted 11 of its largest government-owned facilities to run on 100% renewable energy, in what Mayor Nancy Binay cast as a defining step in her first year in office and a signal of the financial and environmental direction she wants for the country’s premier business district. The facilities, which include city hall complexes, a public university, a hospital and several schools, have a combined average monthly peak demand of 5.76 megawatts, making them among the most energy‑intensive in the city’s portfolio.

The first phase of the transition is anchored on a Renewable Energy Supply Contract with ACEN Corporation and covers the New Makati City Hall, which alone accounts for 2.09 MW of peak demand, the University of Makati at 1.33 MW, and the Makati Coliseum at 0.46 MW. Also included are Makati City Hall Building 2, the Old City Hall Building, two power meters at Ospital ng Makati, and three public schools: Nemesio I. Yabut Elementary School, Makati High School and Pio del Pilar Elementary School. According to the city government, the switch means Makati has already reached 60.92% of its clean energy target for the year, part of a broader plan to eventually power all municipal buildings with renewable sources.

Binay described the move as both an environmental and fiscal strategy, saying that every kilowatt shifted to clean energy is expected to lower emissions and reduce electricity costs, with savings to be redirected to public services. She framed the initiative as an extension of the governance style of her father, former Vice President and Makati mayor Jejomar Binay, crediting him with encouraging the city to adopt innovation while maintaining a focus on social needs. During the switching ceremony at Makati City Hall, she emphasized that the transition is intended to balance progress with long-term quality of life for future generations.

To track and communicate the impact of the program, Makati and ACEN launched a Renewable Energy Leaderboard, a public dashboard that shows real-time, hour-by-hour electricity consumption and estimated carbon emissions avoided by the 11 facilities. Available in both English and Filipino and to be displayed in public spaces including city hall, the tool translates emissions reductions into everyday equivalents such as trees planted or vehicle miles avoided, and into metrics tied to an average individual’s carbon footprint. The initiative has drawn support from national energy regulators and industry, with the Energy Regulatory Commission recognizing Makati in March as the first local government unit in the Philippines to adopt 100% renewable energy utilization under the Retail Competition and Open Access framework.

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Canicule répétée, forêts en flammes: la climatisation au cœur des stratégies d’adaptation

05.07.2026


La France affronte déjà son troisième épisode de fortes chaleurs depuis le début de l’année, quelques jours seulement après une canicule qualifiée d’historique. Dimanche, sept départements du Sud – l’Ardèche, l’Aude, la Drôme, le Gard, le Vaucluse, l’Hérault et les Pyrénées-Orientales – ont été placés en vigilance orange canicule, avec des températures pouvant avoisiner les 40 °C, notamment en ex-région Languedoc-Roussillon. Météo-France prévoit que les fortes chaleurs gagneront du terrain vers le nord ce lundi 6 juillet 2026 et n’exclut pas d’étendre la vigilance à d’autres territoires.

Si les prévisionnistes soulignent que « les températures sont un cran en dessous » de celles enregistrées lors de la précédente canicule, la nouvelle vague pourrait se prolonger jusqu’au week-end prochain. Les minimales restent élevées sur le pourtour méditerranéen et dans la moyenne vallée du Rhône, souvent comprises entre 21 et 25 °C, avec des pointes à 27 °C localement. Ce troisième épisode survient après une séquence de mai jugée exceptionnelle par sa précocité et une canicule de deux semaines dans la seconde moitié de juin, pendant laquelle les températures moyennes ont atteint des niveaux records et entraîné de graves conséquences sanitaires.

La répétition des fortes chaleurs s’accompagne d’un risque d’incendie particulièrement élevé dans les régions méditerranéennes. Météo-France met en garde contre des vents parfois forts susceptibles de favoriser la propagation des feux et classe sept départements du Sud en « risque très élevé » dans son bulletin dédié à la météo des forêts. Dans les Pyrénées-Orientales, un incendie déclenché samedi soir dans un massif difficile d’accès à Trévillach a parcouru près de 1 000 hectares. Selon la préfecture, le feu « n’est plus en propagation libre » mais reste sous surveillance. Dans la Drôme, un incendie de forêt qui brûle depuis trois jours dans une zone montagneuse inhabitée a plus que doublé de superficie dans la nuit, mobilisant plus de 300 pompiers qui tentent d’en ralentir la progression jugée « défavorable ».

Au-delà de la gestion d’urgence, la nouvelle offensive du thermomètre ravive un débat politique déjà vif sur la manière d’adapter le pays à des canicules appelées à devenir plus fréquentes et plus intenses. La question de la climatisation s’est imposée comme un symbole des divergences de stratégie. Lors de l’épisode de juin, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, s’est opposée à l’idée de déployer « la clim partout » comme réponse à l’adaptation au changement climatique, tandis que le Rassemblement national défendait un « plan clim » chiffré à 40 milliards d’euros.

Dimanche, le chercheur François Gemenne, coauteur de rapports du GIEC, est venu bousculer le débat en prenant clairement position en faveur d’un recours accru à la climatisation. « Je ne comprends pas les gens (...) qui s’obstinent à refuser la climatisation. Ça veut dire qu’ils acceptent de transformer les canicules en tract électoral pour le RN », a-t-il déclaré sur France Info, visant explicitement la ministre de la Transition écologique. Sur fond de vigilance orange, de forêts en flammes et de mortalité en hausse lors des précédents épisodes, la France se retrouve ainsi à arbitrer entre impératifs sanitaires immédiats, maîtrise de la demande énergétique et stratégie de long terme face à des étés de plus en plus extrêmes.