EDF prolonge l’aventure olympique de Paris 2024 aux Alpes 2030

05.07.2026


EDF prend la tête de file des partenaires des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030 dans les Alpes françaises. L’énergéticien est devenu le premier partenaire « premium » et « fondateur » du comité d’organisation, prolongeant ainsi son engagement après Paris 2024. L’accord, conclu ces derniers jours et officialisé jeudi 2 juillet, marque une étape clé pour le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop), qui cherche à enclencher la dynamique de financement de l’événement.

Le partenariat a été dévoilé au barrage du Chevril à Tignes, le plus haut de France, symbole assumé de la stratégie énergétique du projet. « Nous voulons mettre toute notre expertise au service d’une ambition commune : faire de ces Jeux un accélérateur de la transition énergétique des territoires de montagne », a déclaré Bernard Fontana, PDG d’EDF. Le groupe entend notamment « accompagner l’électrification des mobilités, en particulier vers et dans les stations de montagne », dans un contexte où la réduction de l’empreinte carbone des grands événements sportifs est devenue un enjeu central.

Ni la durée précise ni le montant du contrat n’ont été rendus publics. Pour Paris 2024, la contribution d’EDF avait été estimée à plus de 100 millions d’euros. Pour les Alpes 2030, le Cojop vise un total de 590 millions d’euros de partenariats, dont EDF constitue la première pierre. Après une séquence marquée par une crise de gouvernance et un calendrier jugé particulièrement serré, cet accord est perçu par les organisateurs comme « le coup d’envoi d’une dynamique qui ouvre des perspectives ».

Ce nouveau jalon intervient alors que le projet Alpes 2030 enchaîne les décisions structurantes : présentation des emblèmes à Briançon, validation du ski-alpinisme au programme par le Comité international olympique et finalisation de la carte des sites, notamment autour de stations historiques comme Val d’Isère. Sous la présidence d’Edgar Grospiron, le comité d’organisation cherche désormais à capitaliser sur l’effet d’entraînement du partenariat EDF pour attirer d’autres grands sponsors et consolider la trajectoire budgétaire et environnementale des Jeux d’hiver dans les Alpes françaises.

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Le maire de Cannes attaque les figures du macronisme au lancement de sa campagne

05.07.2026


En choisissant Saint-Raphaël (Var) pour lancer sa campagne présidentielle, David Lisnard a donné le ton d’une candidature construite contre ce qu’il décrit comme la continuité du pouvoir actuel. Devant près de 1.500 personnes selon les organisateurs, le maire de Cannes et président de l’Association des maires de France (AMF) a pris pour cibles les figures pressenties du camp macroniste pour 2027, notamment l’ancien Premier ministre Édouard Philippe et l’ex-chef du gouvernement Gabriel Attal. « Pourquoi vouloir à nouveau tenter de nous dire que le seul choix rationnel et raisonnable en 2027 serait de reconduire ceux qui ont gouverné et échoué ? », a-t-il lancé.

Candidat libéral, David Lisnard a rompu au printemps avec Les Républicains pour se présenter en solo à la présidentielle. Cette prise de distance s’est doublée d’une attaque frontale contre ce qu’il appelle « un petit monde parisien » qu’il dit avoir « découvert » via ses fonctions à la tête de l’AMF. Il décrit un milieu qui « fréquente les mêmes cercles, les mêmes lieux de pouvoir » et partage « les mêmes habitudes et les mêmes réflexes ». Selon lui, le pouvoir resterait ainsi concentré entre les mains d’une même élite politique et administrative.

Le maire de Cannes va plus loin en qualifiant cette élite de « caste » qui « confond sa survie avec celle du pays ». À l’en croire, cette classe dirigeante « s’affole » à l’approche de la présidentielle de 2027 et se montrerait « prête aujourd’hui à toutes les alliances de circonstances, à toutes les compromissions morales et politiques, à tous les reniements ». Dans ce registre, il fait allusion, sans le nommer explicitement dans ses discours rapportés, au quasi-soutien apporté récemment par le responsable LR Laurent Wauquiez à Édouard Philippe, fondateur du parti Horizons.

En s’attaquant aux « héritiers » du macronisme et à un « petit monde parisianiste », David Lisnard cherche à se positionner comme une alternative issue des territoires, en rupture avec les accords jugés opportunistes entre formations traditionnelles et ex-cadres de la majorité. S’il n’a pas détaillé lors de cette réunion les contours d’un programme, la mise en scène de ce lancement de campagne et la dénonciation des « compromissions » esquissent une stratégie centrée sur la critique de la continuité et du jeu d’alliances au sommet, à près de trois ans de l’échéance présidentielle.