
Export Development Canada (EDC) และธนาคารเพื่อการส่งออกและนำเข้าแห่งประเทศไทย (EXIM Thailand) ลงนามบันทึกความเข้าใจ (MOU) ในกรุงเทพฯ เพื่อยกระดับความร่วมมือด้านการค้าและการลงทุนระหว่างแคนาดาและไทย พร้อมทั้งขยายความร่วมมือไปทั่วภูมิภาคเอเชียแปซิฟิก ข้อตกลงดังกล่าวเกิดขึ้นในปีที่ทั้งสองประเทศฉลองครบรอบ 65 ปีความสัมพันธ์ทางการทูต สะท้อนการขยับเชิงยุทธศาสตร์ของทั้งสองฝ่ายต่อภูมิภาคที่มีบทบาทเพิ่มขึ้นในซัพพลายเชนโลก
MOU ฉบับนี้วางกรอบความร่วมมือระหว่างสองสถาบันการเงินเพื่อการพัฒนา ซึ่งจะสนับสนุนโครงการในทั้งสองประเทศและในตลาดเอเชียแปซิฟิก โดยเน้นการร่วมมือในสาขาที่ทั้งสองฝ่ายมีศักยภาพและเป็นที่ต้องการของตลาดโลก ภายใต้ข้อตกลง EDC และ EXIM Thailand จะร่วมกันสำรวจโอกาสด้านการจัดหาเงินทุน แลกเปลี่ยนข่าวกรองตลาด และอำนวยความสะดวกให้บริษัทจากแคนาดาและไทยเชื่อมต่อและทำธุรกิจร่วมกัน
ความร่วมมือมุ่งไปที่ภาคเศรษฐกิจเป้าหมาย เช่น เกษตรและอาหาร เทคโนโลยีสะอาดและการเปลี่ยนผ่านด้านพลังงาน อุตสาหกรรมดิจิทัล การผลิตขั้นสูง และแร่ธาตุสำคัญ ซึ่งล้วนเป็นห่วงโซ่การผลิตที่กำลังดึงดูดเม็ดเงินลงทุนทั่วโลก ข้อตกลงยังครอบคลุมการแบ่งปันองค์ความรู้ด้านการพัฒนาที่ยั่งยืน การบริหารความเสี่ยง และการเงินที่คำนึงถึงความยั่งยืน ซึ่งมีบทบาทเพิ่มขึ้นในเกณฑ์การปล่อยสินเชื่อและการตัดสินใจลงทุนของสถาบันการเงินข้ามชาติ
สำหรับแคนาดา ความร่วมมือกับ EXIM Thailand ช่วยสนับสนุนกลยุทธ์การกระจายความเสี่ยงทางการค้า และยกระดับการมีส่วนร่วมทางเศรษฐกิจในเอเชียแปซิฟิก ซึ่งกำลังกลายเป็นตลาดสำคัญยิ่งขึ้นสำหรับผู้ส่งออกและนักลงทุนแคนาดา ขณะเดียวกัน ไทยได้รับช่องทางเสริมในการเข้าถึงแหล่งเงินทุนและข้อมูลตลาดจากหนึ่งในสถาบันการเงินเพื่อการส่งออกรายใหญ่ของโลก เพิ่มศักยภาพให้ผู้ประกอบการไทยในห่วงโซ่คุณค่าใหม่ ๆ ที่ต้องใช้เทคโนโลยีและเงินลงทุนสูง

À partir du 4 juillet 2026, Avignon redevient pour trois semaines la capitale mondiale du théâtre, avec une édition hautement symbolique : le Festival « In » fête ses 80 ans, tandis que le « Off » célèbre son 60e anniversaire. Le directeur Tiago Rodrigues, reconduit pour quatre ans, a voulu transformer ce millésime en « célébration des arts vivants », en alignant davantage de spectacles, une majorité de créations et une grande diversité d’esthétiques. Au programme : théâtre, danse, performances, cirque, et une ouverture en forme de choc esthétique avec un spectacle-fleuve de cinq heures dans la Cour d’honneur du palais des Papes.
Cette édition se distingue aussi par la place donnée aux femmes à la mise en scène, devenues majoritaires, et par un accent assumé sur les artistes internationaux, notamment sud-coréens. Après l’anglais, l’espagnol et l’arabe les années précédentes, le coréen est la langue à l’honneur, dans un contexte où la présence de la romancière Han Kang, prix Nobel de littérature 2024, doit marquer les esprits. En ouverture, Julien Gosselin, directeur de l’Odéon-Théâtre de l’Europe, présente « Maldoror », vaste fresque inspirée de Roberto Bolaño et de Lautréamont, qui interroge la notion de mal et la manière dont les artistes s’en emparent.
Au-delà du In, le Off confirme son rôle de véritable cœur économique et artistique du rendez-vous, avec quelque 1 700 spectacles au programme et environ 300 000 spectateurs recensés l’an dernier par Avignon Festival & Compagnies. La ville se transforme en « marché » du spectacle vivant, vitrine essentielle pour des compagnies qui peinent à exister ailleurs. Une enquête Ipsos-BVA souligne par ailleurs l’attachement du public : 72 % des Français considèrent le théâtre comme un pilier essentiel de la culture et de la société, et la fréquentation des salles a progressé à 13 millions de spectateurs sur douze mois, contre 11,3 millions l’année précédente. Plusieurs représentations du In affichent déjà complet, alors que 136 000 à 151 000 places sont mises en vente selon les décomptes fournis.
Derrière cette effervescence, les professionnels restent toutefois préoccupés par la conjoncture. Les coupes budgétaires qui frappent le secteur, conjuguées à des déprogrammations pour motifs idéologiques, nourrissent la crainte d’un rétrécissement de la liberté de création. La récente annulation par la municipalité de Castres d’une pièce relatant des récits d’exilés a agi comme un signal d’alarme pour de nombreux acteurs du festival. Dans ce climat tendu, Tiago Rodrigues veut faire de cette 80e édition non seulement une fête, mais aussi une « fête des questionnements », conclue par une nuit de réflexions dans la Cour d’honneur avec artistes, scientifiques, philosophes et personnalités de la société civile, pour interroger le rôle de l’art dans un monde en mutation.