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Partai Amanat Nasional (PAN) bergerak cepat menonaktifkan Bupati Langkat Syah Afandin dari jabatannya sebagai Ketua Dewan Pimpinan Wilayah (DPW) PAN Sumatera Utara, menyusul operasi tangkap tangan (OTT) yang dilakukan Komisi Pemberantasan Korupsi (KPK). Langkah ini disampaikan Wakil Ketua Umum DPP PAN Viva Yoga Mauladi, yang mengakui partai merasa sedih dan prihatin atas kasus pelanggaran hukum yang menjerat salah satu kadernya tersebut.
Viva Yoga menegaskan, kepemimpinan PAN di Sumatera Utara untuk sementara diambil alih langsung oleh Dewan Pimpinan Pusat (DPP). Menurutnya, kasus hukum yang menimpa Syah Afandin merupakan tanggung jawab pribadi dan bukan ‘dosa’ partai, karena justru bertentangan dengan platform dan garis perjuangan PAN dalam membangun pemerintahan yang bersih. Ia menambahkan, PAN sepenuhnya menghormati proses hukum yang sedang dilakukan KPK dan menekankan perlunya penanganan yang profesional, objektif, dan transparan.
Dalam pernyataannya, Viva juga menggarisbawahi bahwa Ketua Umum DPP PAN Zulkifli Hasan secara berulang mengingatkan para kader yang duduk di lembaga eksekutif maupun legislatif untuk menjaga integritas, patuh terhadap hukum, dan berhati-hati dalam menjalankan tugas. PAN, lanjutnya, menyampaikan permohonan maaf kepada masyarakat atas kasus pelanggaran hukum yang melibatkan Syah Afandin dan berjanji akan terus melakukan pembinaan watak serta karakter kader, sekaligus meningkatkan kapasitas pengetahuan mereka dalam menjalankan amanah jabatan.
Sebelumnya, KPK membawa Syah Afandin alias Ondim ke Gedung Merah Putih KPK di Jakarta untuk menjalani pemeriksaan lanjutan setelah terjaring OTT. Lembaga antirasuah itu juga melakukan penangkapan terhadap sejumlah pihak lain dalam operasi di Sumatera Utara. Dengan menonaktifkan Syah Afandin dari struktur partai dan mengalihkan kendali DPW Sumut ke DPP, PAN berupaya meredam dampak politik kasus ini sekaligus menegaskan kembali komitmennya terhadap penegakan hukum dan tata kelola pemerintahan yang bersih.

À partir du 4 juillet 2026, Avignon redevient pour trois semaines la capitale mondiale du théâtre, avec une édition hautement symbolique : le Festival « In » fête ses 80 ans, tandis que le « Off » célèbre son 60e anniversaire. Le directeur Tiago Rodrigues, reconduit pour quatre ans, a voulu transformer ce millésime en « célébration des arts vivants », en alignant davantage de spectacles, une majorité de créations et une grande diversité d’esthétiques. Au programme : théâtre, danse, performances, cirque, et une ouverture en forme de choc esthétique avec un spectacle-fleuve de cinq heures dans la Cour d’honneur du palais des Papes.
Cette édition se distingue aussi par la place donnée aux femmes à la mise en scène, devenues majoritaires, et par un accent assumé sur les artistes internationaux, notamment sud-coréens. Après l’anglais, l’espagnol et l’arabe les années précédentes, le coréen est la langue à l’honneur, dans un contexte où la présence de la romancière Han Kang, prix Nobel de littérature 2024, doit marquer les esprits. En ouverture, Julien Gosselin, directeur de l’Odéon-Théâtre de l’Europe, présente « Maldoror », vaste fresque inspirée de Roberto Bolaño et de Lautréamont, qui interroge la notion de mal et la manière dont les artistes s’en emparent.
Au-delà du In, le Off confirme son rôle de véritable cœur économique et artistique du rendez-vous, avec quelque 1 700 spectacles au programme et environ 300 000 spectateurs recensés l’an dernier par Avignon Festival & Compagnies. La ville se transforme en « marché » du spectacle vivant, vitrine essentielle pour des compagnies qui peinent à exister ailleurs. Une enquête Ipsos-BVA souligne par ailleurs l’attachement du public : 72 % des Français considèrent le théâtre comme un pilier essentiel de la culture et de la société, et la fréquentation des salles a progressé à 13 millions de spectateurs sur douze mois, contre 11,3 millions l’année précédente. Plusieurs représentations du In affichent déjà complet, alors que 136 000 à 151 000 places sont mises en vente selon les décomptes fournis.
Derrière cette effervescence, les professionnels restent toutefois préoccupés par la conjoncture. Les coupes budgétaires qui frappent le secteur, conjuguées à des déprogrammations pour motifs idéologiques, nourrissent la crainte d’un rétrécissement de la liberté de création. La récente annulation par la municipalité de Castres d’une pièce relatant des récits d’exilés a agi comme un signal d’alarme pour de nombreux acteurs du festival. Dans ce climat tendu, Tiago Rodrigues veut faire de cette 80e édition non seulement une fête, mais aussi une « fête des questionnements », conclue par une nuit de réflexions dans la Cour d’honneur avec artistes, scientifiques, philosophes et personnalités de la société civile, pour interroger le rôle de l’art dans un monde en mutation.