
China escalated its criticism of planned maritime boundary talks between Japan and the Philippines, issuing a legal opinion that says the proposed delimitation in waters east of Taiwan “constitutes a severe violation of international law” and an “internationally wrongful act.” The document, released by the China Institute for Marine Affairs, a think tank under the Ministry of Natural Resources, argues that the areas under discussion substantially overlap with China’s exclusive economic zone and continental shelf claims under the United Nations Convention on the Law of the Sea, or UNCLOS.
The opinion targets negotiations announced in late May during Philippine President Ferdinand Marcos Jr.’s visit to Japan, when Tokyo and Manila said they would begin formal maritime delimitation talks. According to the Beijing-based institute, the decision to move ahead without consulting China disregards what it describes as the “specific geographical circumstances” of the region and violates principles of sovereign equality, good faith, cooperation and self-restraint in international law. The paper contends that by negotiating bilaterally, Japan and the Philippines are attempting to bypass a direct stakeholder.
China’s Foreign Ministry had already condemned the initiative shortly after it was unveiled, with spokeswoman Mao Ning saying the move “severely violates” China’s maritime rights and interests and UNCLOS. Beijing has lodged formal diplomatic protests with both governments, and relevant Chinese authorities, including the China Coast Guard, have stepped up patrols in waters east of Taiwan in recent days. At a news conference, Zhu Fenglian, spokeswoman for the State Council Taiwan Affairs Office, described the proposed talks as “completely illegal, null and void,” asserting that the coast guard activities in the area are a lawful exercise of jurisdiction.
The legal opinion goes beyond procedural objections, warning Tokyo and Manila not to “challenge the one-China principle under the pretext of ‘delimitation’.” It calls on the two countries to halt the talks and instead enter into consultations with China, and urges third states not to assist what it characterizes as an internationally wrongful act. While Japan and the Philippines have framed their move as a step toward clarifying overlapping maritime entitlements, Beijing’s latest intervention underscores how efforts to draw formal sea boundaries in the Western Pacific are increasingly intersecting with broader disputes over sovereignty, jurisdiction and the legal interpretation of UNCLOS.

La France affronte déjà son troisième épisode de fortes chaleurs depuis le début de l’année, quelques jours seulement après une canicule qualifiée d’historique. Dimanche, sept départements du Sud – l’Ardèche, l’Aude, la Drôme, le Gard, le Vaucluse, l’Hérault et les Pyrénées-Orientales – ont été placés en vigilance orange canicule, avec des températures pouvant avoisiner les 40 °C, notamment en ex-région Languedoc-Roussillon. Météo-France prévoit que les fortes chaleurs gagneront du terrain vers le nord ce lundi 6 juillet 2026 et n’exclut pas d’étendre la vigilance à d’autres territoires.
Si les prévisionnistes soulignent que « les températures sont un cran en dessous » de celles enregistrées lors de la précédente canicule, la nouvelle vague pourrait se prolonger jusqu’au week-end prochain. Les minimales restent élevées sur le pourtour méditerranéen et dans la moyenne vallée du Rhône, souvent comprises entre 21 et 25 °C, avec des pointes à 27 °C localement. Ce troisième épisode survient après une séquence de mai jugée exceptionnelle par sa précocité et une canicule de deux semaines dans la seconde moitié de juin, pendant laquelle les températures moyennes ont atteint des niveaux records et entraîné de graves conséquences sanitaires.
La répétition des fortes chaleurs s’accompagne d’un risque d’incendie particulièrement élevé dans les régions méditerranéennes. Météo-France met en garde contre des vents parfois forts susceptibles de favoriser la propagation des feux et classe sept départements du Sud en « risque très élevé » dans son bulletin dédié à la météo des forêts. Dans les Pyrénées-Orientales, un incendie déclenché samedi soir dans un massif difficile d’accès à Trévillach a parcouru près de 1 000 hectares. Selon la préfecture, le feu « n’est plus en propagation libre » mais reste sous surveillance. Dans la Drôme, un incendie de forêt qui brûle depuis trois jours dans une zone montagneuse inhabitée a plus que doublé de superficie dans la nuit, mobilisant plus de 300 pompiers qui tentent d’en ralentir la progression jugée « défavorable ».
Au-delà de la gestion d’urgence, la nouvelle offensive du thermomètre ravive un débat politique déjà vif sur la manière d’adapter le pays à des canicules appelées à devenir plus fréquentes et plus intenses. La question de la climatisation s’est imposée comme un symbole des divergences de stratégie. Lors de l’épisode de juin, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, s’est opposée à l’idée de déployer « la clim partout » comme réponse à l’adaptation au changement climatique, tandis que le Rassemblement national défendait un « plan clim » chiffré à 40 milliards d’euros.
Dimanche, le chercheur François Gemenne, coauteur de rapports du GIEC, est venu bousculer le débat en prenant clairement position en faveur d’un recours accru à la climatisation. « Je ne comprends pas les gens (...) qui s’obstinent à refuser la climatisation. Ça veut dire qu’ils acceptent de transformer les canicules en tract électoral pour le RN », a-t-il déclaré sur France Info, visant explicitement la ministre de la Transition écologique. Sur fond de vigilance orange, de forêts en flammes et de mortalité en hausse lors des précédents épisodes, la France se retrouve ainsi à arbitrer entre impératifs sanitaires immédiats, maîtrise de la demande énergétique et stratégie de long terme face à des étés de plus en plus extrêmes.