Asia’s Chip Rout Eases as Investors Reassess Fed Path

05.07.2026


Global equities staged a tentative recovery as softer-than-expected US jobs data eased immediate pressure on the Federal Reserve to resume interest-rate hikes, prompting a rebound in recently battered technology shares. Asian and European markets mostly advanced, with chipmakers and other tech names leading gains after a steep unwinding of artificial intelligence-related bets earlier in the week. The dollar weakened against major peers, while the yen clawed back some losses after briefly touching a 40-year low versus the greenback on expectations of higher US borrowing costs.

Investors have been recalibrating their outlook for US monetary policy since Thursday’s labour-market report showed the economy added fewer than half the jobs forecast in June and previous months’ figures were revised lower. The data signalled a cooler labour backdrop than many had assumed, giving the Fed “some breathing room to hold off from hiking rates,” according to market participants. Still, the prospect of further tightening this year has not disappeared, with analysts noting that elevated inflation and Fed Chair Kevin Warsh’s emphasis on price stability keep the door open to additional moves if conditions warrant.

The relief on rates came as tech shares tried to stabilise following sharp swings tied to concerns over an AI-fuelled rally that has propelled global benchmarks to lofty levels. Earlier, Seoul’s Kospi index had been hit hard, at one point plunging almost 7% in a single session after doubling in the first half of the year, with heavyweights SK hynix and Samsung Electronics sliding more than 8%. The selloff was compounded by margin calls on leveraged retail investors and reports that Apple was in talks to source chips from two Chinese suppliers, adding pressure to established chipmakers. Tokyo’s market also felt the strain, with Kioxia briefly losing around 14%.

Market strategists characterised the turbulence in Korea as an intense expression of a broader reassessment of AI-linked trades. “Korea is now the sharper version of the broader AI unwind,” said Stephen Innes at SPI Asset Management, adding that strong long-term earnings stories can still become “terrible trading vehicles” when leverage and momentum collide. While the latest US jobs data has helped stem some of the selling and supported a rebound in chip stocks, investors remain wary that stretched valuations, uncertain timelines for returns on massive AI investments and lingering rate-hike risks could fuel further volatility. For now, a combination of softer US economic signals and a partial recovery in tech has steadied global markets, but traders continue to watch incoming data and central-bank commentary for clues on whether the reprieve will last.

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Le maire de Cannes attaque les figures du macronisme au lancement de sa campagne

05.07.2026


En choisissant Saint-Raphaël (Var) pour lancer sa campagne présidentielle, David Lisnard a donné le ton d’une candidature construite contre ce qu’il décrit comme la continuité du pouvoir actuel. Devant près de 1.500 personnes selon les organisateurs, le maire de Cannes et président de l’Association des maires de France (AMF) a pris pour cibles les figures pressenties du camp macroniste pour 2027, notamment l’ancien Premier ministre Édouard Philippe et l’ex-chef du gouvernement Gabriel Attal. « Pourquoi vouloir à nouveau tenter de nous dire que le seul choix rationnel et raisonnable en 2027 serait de reconduire ceux qui ont gouverné et échoué ? », a-t-il lancé.

Candidat libéral, David Lisnard a rompu au printemps avec Les Républicains pour se présenter en solo à la présidentielle. Cette prise de distance s’est doublée d’une attaque frontale contre ce qu’il appelle « un petit monde parisien » qu’il dit avoir « découvert » via ses fonctions à la tête de l’AMF. Il décrit un milieu qui « fréquente les mêmes cercles, les mêmes lieux de pouvoir » et partage « les mêmes habitudes et les mêmes réflexes ». Selon lui, le pouvoir resterait ainsi concentré entre les mains d’une même élite politique et administrative.

Le maire de Cannes va plus loin en qualifiant cette élite de « caste » qui « confond sa survie avec celle du pays ». À l’en croire, cette classe dirigeante « s’affole » à l’approche de la présidentielle de 2027 et se montrerait « prête aujourd’hui à toutes les alliances de circonstances, à toutes les compromissions morales et politiques, à tous les reniements ». Dans ce registre, il fait allusion, sans le nommer explicitement dans ses discours rapportés, au quasi-soutien apporté récemment par le responsable LR Laurent Wauquiez à Édouard Philippe, fondateur du parti Horizons.

En s’attaquant aux « héritiers » du macronisme et à un « petit monde parisianiste », David Lisnard cherche à se positionner comme une alternative issue des territoires, en rupture avec les accords jugés opportunistes entre formations traditionnelles et ex-cadres de la majorité. S’il n’a pas détaillé lors de cette réunion les contours d’un programme, la mise en scène de ce lancement de campagne et la dénonciation des « compromissions » esquissent une stratégie centrée sur la critique de la continuité et du jeu d’alliances au sommet, à près de trois ans de l’échéance présidentielle.