
สถานทูตอินเดียประจำกรุงเทพฯออกคำแนะนำการเดินทางฉบับใหม่สำหรับชาวอินเดียที่วางแผนเดินทางไปประเทศไทย หลังรัฐบาลไทยยุติโครงการฟรีวีซ่าสำหรับผู้ถือหนังสือเดินทางอินเดียและปรับเข้มการตรวจเอกสาร หน่วยงานทูตเน้นย้ำให้นักท่องเที่ยวตรวจสอบความครบถ้วนของเอกสารเดินทาง หลักฐานการเงิน ตั๋วขากลับ และการจองที่พักก่อนออกเดินทาง เพื่อหลีกเลี่ยงปัญหาล่าช้าหรือการถูกปฏิเสธการเข้าประเทศที่ด่านตรวจคนเข้าเมืองไทย
ตามคำแนะนำล่าสุด ผู้เดินทางทุกคนต้องถือหนังสือเดินทางที่มีอายุเหลือไม่น้อยกว่า 6 เดือนนับจากวันที่เดินทางถึงไทย พร้อมมีตั๋วเครื่องบินขากลับที่ยืนยันแล้ว การจองโรงแรมหรือที่พัก และแผนการเดินทางที่ชัดเจนเพื่อรองรับจุดประสงค์การเดินทางระหว่างการตรวจสอบของเจ้าหน้าที่ตรวจคนเข้าเมือง สถานทูตเตือนด้วยว่าหนังสือเดินทางที่มีอายุคงเหลือไม่เพียงพออาจนำไปสู่การถูกปฏิเสธการออกบัตรโดยสารขึ้นเครื่องหรือการปฏิเสธการเข้าประเทศได้
อีกหนึ่งข้อกำหนดสำคัญคือการกรอกแบบฟอร์ม Thailand Digital Arrival Card (TDAC) ทางออนไลน์ภายใน 72 ชั่วโมงก่อนเดินทางถึงไทย ผู้เดินทางจะได้รับคิวอาร์โค้ดหลังยื่นข้อมูลผ่านระบบตรวจคนเข้าเมืองของไทย ซึ่งอาจถูกขอให้แสดงต่อเจ้าหน้าที่ ณ ช่องตรวจคนเข้าเมือง คำแนะนำระบุว่าผู้เดินทางควรเตรียมเอกสารส่วนบุคคลของสมาชิกแต่ละคนในกลุ่มให้พร้อมแยกกัน เมื่อถึงคิวตรวจเพื่อให้กระบวนการเป็นไปอย่างราบรื่น
สำหรับผู้ที่ตั้งใจใช้สิทธิ์วีซ่าเวเวอร์หรือวีซ่าเมื่อเดินทางมาถึง (Visa on Arrival: VOA) สถานทูตอินเดียระบุว่าควรพกเงินสดอย่างน้อย 20,000 บาทต่อคน หรือราว 58,000 รูปีอินเดีย เพื่อใช้เป็นหลักฐานว่ามีฐานะการเงินเพียงพอต่อการพำนักชั่วคราวในไทย เจ้าหน้าที่ตรวจคนเข้าเมืองอาจร้องขอดูเงินสดดังกล่าวก่อนอนุญาตให้เข้าประเทศ ทั้งนี้ สิทธิ์ VOA ถูกแนะนำให้ใช้เฉพาะผู้ที่เดินทางท่องเที่ยวและไม่มีข้อเสนอการทำงานในมืออยู่แล้ว ผู้ที่มีงานรองรับหรือมีจุดประสงค์ในการทำงานในไทย ถูกเตือนอย่างชัดเจนว่าไม่ควรใช้วีซ่าเวเวอร์หรือ VOA แต่ต้องขอวีซ่าตามประเภทที่ถูกต้องให้สอดคล้องกับวัตถุประสงค์การพำนัก

Des côtes normandes à la Méditerranée, les scientifiques décrivent une même dynamique : la multiplication et l’intensification des canicules marines désorganisent les écosystèmes et fragilisent des pans entiers de l’économie littorale. Jeudi, des chercheurs de l’Ifremer ont évoqué une « hécatombe invisible » sous l’eau, évoquant à la fois l’effondrement des populations de bulots en Manche, les difficultés croissantes de la filière ostréicole et la mortalité de nombreuses espèces en Méditerranée.
En Normandie, la baie de Granville (Manche) illustre ce basculement. L’eau de la Manche y a gagné localement 1,5 °C en quarante ans, un réchauffement que les bulots supportent mal. Longtemps deuxième espèce pêchée dans la région, avec près d’une centaine de bateaux et des captures de l’ordre de 10.000 tonnes par an pendant plus de vingt ans, la ressource s’est effondrée. Entre les années 2000 et 2017, ces volumes dépassaient encore 10.000 tonnes annuelles ; en 2025, les débarquements ont chuté de 80 %, à seulement 1.900 tonnes. Avec les canicules marines de cette année, les chercheurs s’attendent à de « très forts impacts » supplémentaires sur la pêcherie.
La filière ostréicole, qui représente « à peu près 10.000 à 20.000 emplois en France », selon Franck Lagarde, coordinateur du réseau d’observations des huîtres creuses Ecoscopa, est elle aussi sous tension. Décrivant la canicule marine de mai comme « la plus impactante qu’on ait jamais enregistrée depuis 1960 », il souligne qu’il est encore trop tôt pour en mesurer tous les effets. Mais dans l’Atlantique et la Manche, les vagues de chaleur se sont déjà traduites depuis cinq ans par une baisse des taux de croissance des naissains – les jeunes huîtres – de 14 % à 62 %. « La violence de ce qu’on vient de vivre nous a surpris », reconnaît-il, disant voir des signaux préoccupants pour l’ensemble de la filière.
Plus au sud, en Méditerranée, la hausse des températures se manifeste par des épisodes de mortalité massifs. L’océanographe et écologue Nathaniel Bensoussan redoute une « hécatombe invisible sous l’eau » et compare la situation à « un feu de forêt ». Lors d’une plongée en 2022, après un été déjà marqué par des canicules marines, il décrit l’impression de descendre dans un « cimetière marin », équivalent sous-marin d’une forêt brûlée, avec des mortalités récurrentes touchant plus d’une cinquantaine d’espèces entre la surface et 50 mètres de profondeur. Mer semi-fermée, la Méditerranée a connu depuis le début de l’année des vagues de chaleur sur 98 % de sa surface, avec un record de température en juin à 24,34 °C, selon le service européen Copernicus Marine. Dans ce contexte, la raréfaction des grandes algues et la mortalité de gorgones rouges, ces coraux mous qui abritent une riche biodiversité, accentuent la pression sur des écosystèmes déjà fragilisés.