
ตำรวจไทยจับกุมชายชาวเกาหลีใต้วัยประมาณ 30 ปีในเมืองพัทยา หลังสืบสวนพบว่าเขาเผยแพร่คลิปวิดีโอมีเนื้อหาทางเพศผ่านแพลตฟอร์มโซเชียลมีเดียหลายครั้ง พร้อมตรวจยึดยาเสพติดปริมาณมากจากห้องพักที่ใช้เป็นที่พำนัก โดยปฏิบัติการตรวจค้นเกิดขึ้นในช่วงเช้าวันอาทิตย์ที่โรงแรมและที่พักหรูในพื้นที่พัทยา ตามหมายค้นศาลที่ออกให้แก่กองบังคับการตรวจคนเข้าเมืองและตำรวจท่องเที่ยวชลบุรี
จากการสืบสวนก่อนหน้า เจ้าหน้าที่พบว่าชายคนดังกล่าวใช้บัญชีบนแพลตฟอร์ม X (เดิม Twitter) เผยแพร่วิดีโอขณะมีเพศสัมพันธ์กับหญิงไทยและบุคคลอื่นต่อสาธารณะบนโลกออนไลน์ ภาพนิ่งและวิดีโอที่ตำรวจเผยแพร่ระบุให้เห็นขณะเจ้าหน้าที่บุกเข้าห้องพัก พบผู้ต้องสงสัยอยู่ในสภาพไม่ได้สวมเสื้อผ้า มีรอยสักจำนวนมากตามลำตัว แขน ไหล่ แผ่นหลัง และต้นขา ระหว่างการสอบสวนเบื้องต้น ผู้ต้องหาให้การยอมรับว่าเป็นผู้โพสต์คลิปดังกล่าวลงสื่อสังคมออนไลน์ด้วยตนเอง ขณะที่ตำรวจยังไม่ยืนยันว่าบุคคลที่ปรากฏในคลิปยินยอมให้บันทึกภาพหรือเผยแพร่หรือไม่ และยังไม่ชัดเจนว่ามีการแสวงหาผลประโยชน์ทางการเงินจากเนื้อหาหรือเปล่า
การตรวจค้นภายในห้องพักทำให้เจ้าหน้าที่พบยาเสพติดหลายประเภท ประกอบด้วยไอซ์ (เมทแอมเฟตามีน) ประมาณ 21.36 กรัม เคตามีน 304.32 กรัม ยาอี 296 เม็ด รวมถึงผลิตภัณฑ์ที่เกี่ยวข้องกับสารเสพติดชนิดอื่น ๆ ซึ่งตำรวจสันนิษฐานว่าปริมาณดังกล่าวเกินกว่าการครอบครองเพื่อเสพส่วนตัว และเข้าข่ายครอบครองเพื่อการจำหน่าย ภายใต้กฎหมายไทย เมทแอมเฟตามีนถูกจัดเป็นยาเสพติดให้โทษประเภท 1 ส่วนเคตามีนและสารเสพติดบางชนิดอื่นอยู่ภายใต้การควบคุมในกลุ่มยาเสพติดประเภท 2
ผู้ต้องหาถูกแจ้งข้อหาหลักสองส่วน ได้แก่ การนำเข้าสื่อลามกอนาจารเข้าสู่ระบบคอมพิวเตอร์ และการเผยแพร่สื่ออนาจารต่อสาธารณะ ซึ่งเข้าข่ายตามพระราชบัญญัติว่าด้วยการกระทำความผิดเกี่ยวกับคอมพิวเตอร์ มาตรา 14(4) และประมวลกฎหมายอาญา มาตรา 287(1) ที่มีโทษทั้งจำคุกและปรับ นอกจากนี้ยังถูกดำเนินคดีครอบครองยาเสพติดประเภท 1 และประเภท 2 เพื่อขาย ซึ่งอาจมีโทษสูงถึงจำคุก 20 ปี และปรับสูงสุด 2 ล้านบาท ตำรวจระบุว่าจะขยายผลสอบสวนหาต้นตอยาเสพติดที่ตรวจยึดมา ตลอดจนตรวจสอบว่ามีผู้ร่วมขบวนการหรือโยงใยคดีอาญาอื่นในประเทศหรือไม่ ขณะเดียวกันยังอยู่ระหว่างการสอบสวนเชิงลึกถึงลักษณะการผลิตและเผยแพร่เนื้อหาทางเพศของผู้ต้องหา รวมถึงสิทธิและการยินยอมของผู้ที่ปรากฏในคลิป

À partir du 4 juillet 2026, Avignon redevient pour trois semaines la capitale mondiale du théâtre, avec une édition hautement symbolique : le Festival « In » fête ses 80 ans, tandis que le « Off » célèbre son 60e anniversaire. Le directeur Tiago Rodrigues, reconduit pour quatre ans, a voulu transformer ce millésime en « célébration des arts vivants », en alignant davantage de spectacles, une majorité de créations et une grande diversité d’esthétiques. Au programme : théâtre, danse, performances, cirque, et une ouverture en forme de choc esthétique avec un spectacle-fleuve de cinq heures dans la Cour d’honneur du palais des Papes.
Cette édition se distingue aussi par la place donnée aux femmes à la mise en scène, devenues majoritaires, et par un accent assumé sur les artistes internationaux, notamment sud-coréens. Après l’anglais, l’espagnol et l’arabe les années précédentes, le coréen est la langue à l’honneur, dans un contexte où la présence de la romancière Han Kang, prix Nobel de littérature 2024, doit marquer les esprits. En ouverture, Julien Gosselin, directeur de l’Odéon-Théâtre de l’Europe, présente « Maldoror », vaste fresque inspirée de Roberto Bolaño et de Lautréamont, qui interroge la notion de mal et la manière dont les artistes s’en emparent.
Au-delà du In, le Off confirme son rôle de véritable cœur économique et artistique du rendez-vous, avec quelque 1 700 spectacles au programme et environ 300 000 spectateurs recensés l’an dernier par Avignon Festival & Compagnies. La ville se transforme en « marché » du spectacle vivant, vitrine essentielle pour des compagnies qui peinent à exister ailleurs. Une enquête Ipsos-BVA souligne par ailleurs l’attachement du public : 72 % des Français considèrent le théâtre comme un pilier essentiel de la culture et de la société, et la fréquentation des salles a progressé à 13 millions de spectateurs sur douze mois, contre 11,3 millions l’année précédente. Plusieurs représentations du In affichent déjà complet, alors que 136 000 à 151 000 places sont mises en vente selon les décomptes fournis.
Derrière cette effervescence, les professionnels restent toutefois préoccupés par la conjoncture. Les coupes budgétaires qui frappent le secteur, conjuguées à des déprogrammations pour motifs idéologiques, nourrissent la crainte d’un rétrécissement de la liberté de création. La récente annulation par la municipalité de Castres d’une pièce relatant des récits d’exilés a agi comme un signal d’alarme pour de nombreux acteurs du festival. Dans ce climat tendu, Tiago Rodrigues veut faire de cette 80e édition non seulement une fête, mais aussi une « fête des questionnements », conclue par une nuit de réflexions dans la Cour d’honneur avec artistes, scientifiques, philosophes et personnalités de la société civile, pour interroger le rôle de l’art dans un monde en mutation.